Affichage des articles dont le libellé est que du bon. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est que du bon. Afficher tous les articles

11 avril 2013

Joies du Jeudi #51

  • Offrir à mes plantes une terre nouvelle, promesse de croissance et de fleurissement.
  • Revoir plusieurs amies chères avec lesquelles je n'avais pas eu le plaisir de parler depuis bien longtemps. Faire de nouvelles rencontres réjouissantes. Avoir d'autres belles trouvailles ou retrouvailles en vue.
  • Noter le titre d'un livre, et le trouver le lendemain à la bibliothèque.
  • Voir Séraphine, film qui m'a bouleversée autant que je pouvais l'espérer.

  • Faire des rêves riches et denses. Redécouvrir la vertu d'un sommeil de plomb.
  • Me délecter de vin rouge et de fruits frais.

28 février 2013

Joies du jeudi #50

  • Reprendre ces "Joies du jeudi" ... et m'apercevoir que les cinquantièmes m'attendaient.
  •  L'ambiance favorable à la récollection et la reprise.
  • Le plaisir de la mise en page, quand le travail d'écriture est terminé.
  • Les privilèges merveilleux qu'offre le fait de travailler chez soi : préparer des carottes à la vapeur, écouter des créations sonores, nourrir son imaginaire.
  • Les privilèges merveilleux qu'offre le fait de travailler dans un bureau : échanger des sourires, goûter des cookies préparés par une grand-mère américaine, dire « bonne soirée », « rentre bien », « prends soin de toi ».
  • Réveiller mon corps. Rire entre demoiselles pendant un joli moment de troc de nippes.
    Chaque jour, chérir la grâce
  •   Discuter de grandes questions : quel est le niveau de complexité nécessaire pour un personnage de série ? Pour qui écrivons-nous ?
  • Décider que, finalement, je ne veux pas sortir.
  • Aller deux fois au théâtre, d'abord au Rond Point – j'ai surtout apprécié les magnifiques décors polyvalents et mobiles – puis aux Gémeaux pour la dernière mise en scène du génial Declan Donnnellan. Merci à lui pour ce spectacle qui m'a donné l'impression d'en ressortir plus intelligente que je n'étais venue. 
  • Chercher un nom. Être fatiguée mais sérieuse. Rencontrer une femme impressionnante et me dire : je l'admire mais je n'ai pas le souhait d'être comme elle.

4 mai 2012

Joies du jeudi #49

* Passer 24h à Marseille et y trouver, outre l'incroyable lumière de Provence, des noms connus ouvrant des portes de poésie (le Vieux Port, la Bonne Mère, la Belle de Mai...). J'ai un peu retrouvé dans une moindre mesure le même sentiment qu'à New York, d'entrer dans une ville largement fictionnalisée, une ville de littérature et de cinéma (entre Pagnol et mes rêves de Méditerranée...).


* Tomber à la faveur du Beau Hasard sur un livre très drôle écrit par un vieil ami.

* Boire de la bière dans le train. Manger seule un excellent petit déjeuner d'hôtel. Jouir d'un calme rare. Silence, épurement, solitude. Bien.

* Recevoir des nouvelles de gens chers à mon cœur.

* Héberger des roses splendides et du lilas parme, contre faveur d'embaumement.

* Avoir une chance merveilleuse.

* Faire la fête avec des gens beaux, sympathiques et stimulants. Me repaître les yeux de couleurs, de paysages mystérieux et de belles chaussures.

Irregular Choice

* Rêver de fêtes berlinoises (la nuit) et de voyages futurs (le jour).

* Faire ce que j'ai à faire et voir l'horizon se dégager pour d'autres envies.

22 mars 2012

Extension du domaine de la vie

Lu aujourd'hui sur le savoureux blog Absofruitly :

"J’aime bien me rendre compte que mes goûts évoluent, j’ai la sensation d’avancer dans la vie. J’ai ainsi découvert qu’après des années de haine farouche, j’adore à présent le gingembre servi avec les makis. Alors que quand on regarde le truc objectivement c’est piquant et rose, et ça a un arrière goût de savon. Je me sens supérieure à ceux qui n’aiment toujours pas : j’ai l’impression d’avoir compris un truc hyper complexe."

Le premier gif animé de ce blog. On va mettre ça sur le compte du retour à la mode des années 90.


Un jour, j'aimerai la Guinness et peut-être même les ris de veau. Je pourrai écouter du Mahler ou lire du Claude Simon.

6 janvier 2012

Joies du jeudi #48

 * Rêver qu'un ange gardien me réapprend à voler, et que je m'élève, très haut, au-dessus des buissons d'épine et du vert des champs.


* Vivre un dimanche remarquable par son caractère dominical.

* Cuisiner un rôti familial et du porc masala.

* Manger des huîtres.

* Savourer un bon petit vin bio du pays d'Oc avec un époisses et du pain frais.

* Rencontrer, au moment de basculer dans l'année nouvelle, une femme libre, curieuse et passionnée, au beau nom de commencement.

Merci à la vie pour ce bel appel, cette belle surprise, et cette envie de la suivre au Caire, où mon enfance à encore sa maison.

Oh ! Femme future
Tous ces trésors
Le corps en aventure
Elle s'endort


(désolée pour la référence kitsch ; la coiffure de Julie Pietri est monstrueuse dans le clip, mais vous noterez que le décor est complètement dans le thème)

* Faire un tour au Panic Room avec des amis.

* Dire la vérité.

* Faire. Me remettre le pied à l'étrier.

* Intégrer de nouvelles recrues dans mon projet de spectacle.

* Dormir profondément.

* Me faire les ongles en arc-en-ciel.


* Voir une excellente adaptation théâtrale de L’Écume des jours de Boris Vian, un autre de mes amours d'enfance !
Dommage, c'est fini…mais je vous conseille de suivre les mise en scène de Béatrice de La Boulaye.

Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d'argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un coté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d'égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaître la lèpre
Ou les sept maladies
Qu'on attrape là-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j'en aurai l'étrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j'apprécie
Que je sais qui me plaît
Le fond vert de la mer
Où valsent les brins d'algues
Sur le sable ondulé
L'herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des conifères
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses à voir
A voir et à z-entendre
Tant de temps à attendre
A chercher dans le noir

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s'amène
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche

Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d'avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort... 

Boris Vian

30 décembre 2011

Joies du jeudi #47


* Découvrir au retour d'une journée de travail mon nouvel appartement transfiguré par un mur d'étagères montées par mon compagnon. Je n'ai emporté qu'une partie de mes livres, je pense qu'ils y seront bien.

* Commencer la lecture du second tome de Quai d'Orsay, que je trouve encore plus génial que le premier. Chaque page, chaque case presque est une nouvelle source d'enthousiasme.

* Passer du temps avec mes deux plus vieilles amies, qui vivent désormais en province et que je ne vois plus assez souvent, mais qui me conservent une fidélité bénie. Me couler avec une délectation paresseuse dans la tranquillité versaillaise. Déjeuner chez ma cousine. Fêter Noël en famille, m'y trouver si bien. Les trois derniers jours des vacances ont été parfaits de calme et de passivité. Dans cette période de trouble, où au sens propre comme figuré je ne sais plus où j'habite, retrouver tout cet immuable m'a fait un bien fou. J'ai eu le sentiment de respirer à nouveau, comme si je pouvais enfin arrêter de nager, reprendre mon souffle et me laisser flotter.


* Porter de nouvelles boucles d'oreilles made in Vietnam.

* Voir un peu de statuaire grecque au Louvre.

* Partager mon premier dîner au 92 rue de Clignancourt.

* Être habitée après une répétition par la poésie de Saint-John Perse

… Étroits sont les vaisseaux, étroite notre couche.
Immense l’étendue des eaux, plus vaste notre empire
Aux chambres closes du désir.


* Retrouver la santé comme on se réveille d'un vilain rêve.

* Me laisser hypnotiser par les élucubrations électro de 2manydjs à la grande halle de la Villette.

* M'offrir une tranche de rire au concert des 25 ans de Chanson + Bifluorée.

* Dîner avec mon ami JPM et en apprendre de belles sur la vie à Paris au XIXème siècle. Saviez-vous que les Buttes Chaumont, qui font aujourd'hui le ravissement des bobos pique-niqueurs, on été bâties sur un gros tas d'étrons humains ? 

8 novembre 2011

(petit) livre des changements


A quoi reconnaît-on que l'on change ?  
Ce peut être quand certains comportements qui nous étaient habituels causent un écoeurement parfois diffus, parfois net.
 
Premier exemple :
Je ne supporte plus de me voir réagir au quart de tour à une remarque blessante, ou tout autre comportement ressenti comme une agression. Dans la majorité des cas, je suis frappée (et freinée) par le fait que l'autre n'avait pas réellement la volonté de me blesser, mais qu'il exprimait un manque ou une souffrance de son côté.
Si malgré tout je laisse échapper une réaction épidermique, je me sens gênée non pas parce que c'est "mal", mais parce que c'est inutile. Répondre par un message désagréable à un message désagréable est une dépense d'énergie d'autant plus vaine qu'elle ne défoule même pas vraiment sur le moment. Inversement, une écoute attentive aux besoins de l'autre comme aux siens peut apaiser miraculeusement.




Deuxième exemple :
L'autre soir, je suis passée dans la maison de mes parents, où j'ai entreposé la majeure partie de mes affaires en attendant de pouvoir emménager. Des meubles, des cartons, des sacs… sans lesquels j'ai très bien vécu depuis deux mois. Il n'y a dans le tas qu'une ou deux choses qui m'ont manqué, paradoxalement les plus futiles : des éléments de déguisements - à moins que ce soit précisément ce que je possède de plus sérieux et essentiel… Surtout, j'ai été prise face à cet entassement d'une impérieuse envie de fuir, ou de me débarrasser de ce fatras pour m'en tenir au volume de possessions avec lequel j'ai estimé que je pouvais vivre de manière "temporaire". C'est déjà beaucoup en fait, et largement suffisant pour s'installer dans ce "temporaire". Autant dire que je sais désormais avec certitude que je peux me sentir chez moi et à mon aise sans être dans l'accumulation.


Troisième exemple :
A mon dernier passage gare St Lazare, je suis tombée dans un piège qui m'aspire avec une belle régularité depuis dix ans que j'ai de l'argent à dépenser : acheter plus ou moins compulsivement des objets censément "utiles" (en l'occurrence, des collants) et censément "soldés" sur un stand temporaire en pleine gare. La somme n'était pas importante, mais je crois que j'ai envie de jouer le jeu de ne pas me procurer de nouvel objet dont j'ai déjà suffisamment d'exemplaires à ma disposition. J'ai été dégoûtée d'avoir triché à mes propres règles, comme si je m'étais flouée d'un plaisir attendu. Étonnant, non ?


7 septembre 2011

De une à deux

Je me souviens d'une question d'oral d'école de commerce il y a bientôt dix ans (pour une de ces épreuves de débat où il faut argumenter sur à peu près n'importe quoi) formulée ainsi : Vaut-il mieux un petit chez soi ou un grand chez les autres ? A l'époque, j'étais farouchement attachée au fait d'avoir un "petit chez moi" qui soit un espace entièrement privé, dont j'aie seule le contrôle. Mon image du "grand chez les autres", c'était la maison familiale, certes très vaste mais dépourvue d'endroit qui puisse être pour moi un lieu de repli ou de secret. Les portes fermaient mal ou pas du tout, le son voyageait facilement entre les étages, les meubles étaient de famille - mon véritable espace privé, c'était les carnets où j'écrivais. La conquête d'une porte dont je puisse seule avoir la clé fut pour moi vécue comme celle d'une vie que je puisse mener sans que quiconque y ait droit de regard. - C'est étonnant d'ailleurs de voir comme, aujourd'hui encore, je garde un égal amour pour les lieux de secret et les lieux d'exposition, comme la scène : cet endroit magique où l'on est à la fois vu et pardonné. Comme le monde des chrétiens en somme : Dieu y sonde les reins et les cœurs, mais son fils a tout racheté…
Autant dire que je ne partageais pas la vision de mon compagnon de l'époque qui, ayant longtemps été hébergé par des amis, adhérait tout à fait au partage collectiviste d'un "grand chez les autres".
Pendant toute ma vie d'étudiante et de jeune active comme ils disent, j'ai fui les possibilités de colocation en dépit des loyers parisiens prohibitifs. J'ai jubilé de pouvoir, aux moments que je choisissais, ouvrir ma porte à qui je voulais.
Mais rien n'est éternel, et depuis que j'ai laissé souffler sur mon paysage le wind of change, je suis pour ainsi dire prête à tout, et surtout à l'inédit. Je découvre donc à bientôt trente ans ce que la plupart de mes proches ont pu expérimenter bien avant : les joies exotiques de partager un appartement. Et là je me rends compte que, prise que j'étais par les préparatifs du déménagement, je n'avais pas du tout anticipé le changement de paradigme complet que cela pouvait signifier pour moi. Raisonner non plus pour une, mais pour deux. Agencer un espace d'une manière qui puisse convenir à deux intelligences fonctionnant selon des mécanismes très dissemblables (en gros : un cerveau gauche / un cerveau droit). Découvrir d'un même coup les mille petites habitudes de l'autre (auxquelles on fait beaucoup moins attention quand on ne vit pas réellement ensemble au quotidien), et les miennes propres, par contraste. Ce dernier point est presque le plus troublant. Par quels étranges détails viennent se dessiner les frontières de notre zone de confort - la place des choses, le temps des rituels quotidiens. Cela fait pile dix ans que je vivais avec moi-même, il était temps d'essayer autre chose.
Le titre de ce billet est un clin d’œil destiné à l'excellent Marc Bonheur, qui en sait un bout sur ce que s'apprivoiser à l'autre veut dire. Mesdemoiselles, je vous invite vivement à découvrir son site : http://www.lemodedemploi.com/

21 juillet 2011

Joies du jeudi #46

Pourquoi ne pas revenir à ce petit exercice de gratitude et d'enthousiasme ?

Voyons ce que m'ont apporté les 7 deniers jours :

* Manger du steak tartare à la coriandre, de la betterave crue, du thon à la plancha et autres réjouissantes fraîcheurs.

* Me lover dans le soleil de l'après-midi.

* Jouir de la temporalité reconquise des vacances. Quel luxe merveilleux que de pouvoir vivre chaque action, chaque séquence de la journée jusqu'au bout, sans avoir à interrompre son élan pour passer à autre chose. Je veux parvenir à retrouver cette même temporalité en dehors des vacances et jours fériés. C'est incomparable en termes d'intensité vécue. Faisant une avec l'action, cette dernière me transforme et m'enrichit.Lien

* Jouer à Kahuna et Coloretto. Dénicher Schotten-totten et The Big Idea à la boutique du Ludomancien. Découvrir la tranquille simplicité de la vie de quartier à Montreuil. Un quartier, ça devrait toujours être aussi évident : un endroit où, quand on gratte une vitrine, les voisins qui passent vous apportent du white-spirit, vous souhaitent bon courage ou vous demandent de l'aide pour enlever la colle qui est restée sur leurs doigts.

* Revoir de vieux amis de passage. Essayer différentes combinaisons sirop Monin / vodka / Perrier. Mention spéciale pour la cerise et la poire + citron vert frais.

* Découvrir l'oracle Belline avec une amie cartomancienne de grand talent. Je suis très sensible à la beauté des symboles, et je vis toujours la divination comme un renforcement de l'amor fati. Si l'expérience vous intéresse : tirage.belline@gmail.com


* Faire une pizza de A à Z.

* Avoir droit à une séance de coaching au pied levé par Marc Bonheur. Recevoir des coups de fil inopinés d'amis que je n'ai pas vus depuis des mois, et rêver avec eux de cyclotourisme le long d'un canal breton, de ramassage des châtaignes l'automne venu et de balades en forêt.

* Revoir mon chef. Avoir un bon chef, c'est une vraie chance.

* Avancer vers la solution de mes préoccupations concrètes. Faire, nettoyer, calculer, choisir, résoudre.

* Avoir un coup de foudre olfactif pour Musc Kublai Khan de Serge Lutens.

* Donner le coup d'envoi à un projet de spectacle collaboratif entre la Compagnie de l'Arme Blanche et Fihn Razhel. Apprécier les voix claires, sombres, pimentées. Lire des poèmes de Pavese.

18 juillet 2011

Je décide

Récemment, je me suis sentie de plus en plus gênée à chaque fois que je commençais une phrase par les mots : "Il faudrait que je…". Je sentais bien que ces mot-là me venaient plus par habitude mentale que parce qu'ils étaient réellement choisis et pondérés. En les prononçant, je ressentais donc la même gêne que quand je me surprends à des facilités langagières (expressions contagieuses, style relâché et gimmicks sans intérêt), ou quand j'entends, dans la bouche de gens que je connais bien, des opinions dont je peux tracer la provenance, et dont je sais par conséquent qu'elles ne sont pas réellement pensées mais simplement héritées. Dans ces deux cas je ressens de la gêne, car dans le premier j'ai l'impression d'être un pantin (ou contaminée par une sorte de virus qui ronge la pensée), et dans le second, je n'ai pas l'impression que l'autre me fasse la grâce d'être réellement présent devant moi, mais qu'il a dépêché pour s'adresser à moi une sorte d'hologramme ou de répondeur automatique.
Quand je disais "Il faudrait que je…", en sus de cette gêne, je ressentais autre chose : un vague sentiment d'échec, d'écrasement, de découragement. Tout le contraire d'une prise-de-puissance (je cherche une traduction au mot anglais empowerment).

Plutôt que "il faudrait que je…", dire : "je décide de…", "je choisis de….", "j'ai envie de…", "je vais…!" - et déjà je me sens plus solide sur mes pieds.
Plutôt que "oui, mais…", dire : "oui, et", ou "non, parce que", ou "attends, il faut que j'y réfléchisse". *


" Words filter into our subconscious & tell stories about ourselves. For example, there are some words that absolutely are not helpful to us. The word "try" indicates that we are not really in control. If we say we will try to be on time, we will try to do a good job, etc., it's all very wishy-washy. "Try" doesn't really mean anything. Maybe we'll succeed, maybe we won't. We could take the word out entirely & our lives would have much more purpose -- i.e. "I will be on time" or "I will do a good job". Doesn't that feel better, & more decisive? As well as making us feel more powerful & in control of our own destiny, it also gives our mind a strong message, which is one of success. Another word which falls into this category is "can't". The word "can't" indicates that there is something in the way over which we have absolutely no sway. Why not replace it with "won't"? It is more honest! Instead of saying, "I can't clean the house", why not just say, "I won't clean the house"?! "

- Gala Darling, Love & Sequins #5

* Merci à Marc Bonheur qui m'a inspiré ce billet

2 mars 2011

Power of now

I had lunch with a friend. She has everything I wish to have ; she is very unhappy. She dreams to be able to do what I'm about to launch. I wished I had the stability that destroys her.

"You should be a coach", she said, while my self is so lost sometimes that I just forget what I was just about to do. Giving advice is not that hard, pretending to know, faking confidence for others is not a difficult gimmick.

Perhaps, in another hand, I trust other and their guts more than mine. I can make them listen to what they just need, because being in their skin is actually easier than being in mine.

You say: look at the present, focus on now, start your life everyday from the beginning again. It's a good think to say. It's a powerful thought when it comes from outside. It's a great discovery, if you never have heard it before.


It's good sense, too. It is so obvious that you wonder how it could actually change your life. Will I be happier because I just focus on the flowers on my desk or on the shiny sky outside? By the way, what really means "being happier"?

Some will say that you should ask yourself only positive questions, and it is certainly a step on the right direction. "How could I achieve my goals" is much better than "I am so unhappy, why?" But it is possible only if you've already defined your goals.

I asked my friends what was her dream, or her craziest dreams. She had nothing to say. We started to fantasize about being back home in our cuddling, non-improving suburb.

And today morning, I suddenly freaked out about being there, without money and lost in material matters I wouldn't be able to cope with.

The fact is, past is past and future doesn't exist yet. I'm not even sure we can prepare it, or influence it. By imagining how it could probably turns bad, we think we are equipping ourself with garments, but in fact, we are just shutting blinds down and making the present disappear, waiting for some possible catastrophes to come.

In conclusion, living on the present would probably not make you happier right now ; but it is the only way to really live, and that is gut so.

18 février 2011

Über den Horizont

Il y a des choses qui semblent inaccessibles. Pour une raison ou une autre, on s'est un jour convaincu qu'on n'y arriverait pas, qu'elles resteraient hors de portée de nous.

Tous les chemins ne sont pourtant pas difficiles pour tout le monde. Celui qu'on a parcouru avec des semelles légères va être pour d'autres une côte terrible.

La différence entre les personnes résident dans les barrières que chacun s'installe. Napoléon ou Alexandre ont toujours cru qu'ils deviendraient les maîtres du monde. Ils n'en ont jamais douté une seconde.

Avant de conquérir l'univers, il peut déjà être utile de réaliser les choses qu'on a faites, celles qui mettent des étoiles dans les yeux des ados et qui sont pourtant notre quotidien. Le reste devient beaucoup plus accessible, il suffit simplement d'y croire.

16 février 2011

Nur die Liebe zählt

I love my eyes, because they are special
I love my hands
I love that I have a flat stomach
I love my body, because we are a team and it is a true partner
I love that I'm lucky to be born healthy
I love that I'm able to speak foreign languages
I love that I can learn
I love that my brain is working fast
I love that I can dance
I love that I am a good cook
I love that I have manual skills
I love that I have a good taste
I love that I have chosen the right job for me
I love that I can make new friends
I love my smile
I love my thin and crazy hair
I love that I am a bit crazy
I love that people trust me
I love my ups and downs, because they are me

18 novembre 2010

Joies du jeudi #45


* Récolter les dernières tomates cerises de mon AMAP à Mareil-sur-Mauldre. Me dire que décidément, le travail manuel en plein air me procure une joie et un sentiment de gratification peut fréquent dans le quotidien du travail semi-intellectuel de bureau. J'aimerais bien passer chaque semaine une journée de maraîchage, une journée de travail manuel en intérieur, une journée à créer ; il reste 2 jours ouvrés, pendant lesquels je peux bien continuer sur la même activité principale qu'aujourd'hui.

* Passer le weekend à Sézanne avec ma Compagnie de théâtre. Marcher dans les vignes, faire des ateliers oulipiens, des jeux d'improvisation, et passer un temps fou dans la (magnifique) cuisine de nos hôtes.

* Débattre d'amour et de politique ; en général je n'aime pas ça, mais être entourée de gens bien renseignés et doués d'écoute était un plaisir.

* Prévoir de retourner au festival d'Angoulême en 2011.

* Échanger régulièrement avec mon ami Bernard. Il cherche du boulot d'ailleurs, avis aux professionnels du secteur vidéoludique...

* Porter de nouveaux vêtements ; enfin, de nouveaux vieux vêtements, puisque ce n'est que du seconde main, récupéré en fouinant dans les anciennes affaires de ma mère ou en soirée troc. Retrouver dans ma poche des haricots secs, monnaie de singe de ladite soirée troc à la boutique Ideo.

* Lire La Conjuration des imbéciles.

* Écrire, avec énormément de plaisir.

* Aller au concert rétrospectif des 30 ans de carrière d'Einstürzende Neubauten. Retrouver l'ambiance sonore de mes 18 ans, enrichie du plaisir visuel de découvrir leurs instruments saugrenus : une turbine d'avion, une cuve à béton, une bonbonne de gaz, toute une panoplie de tuyaux et même un vibromasseur. Prolonger la soirée (un mardi soir...) à mon QG des Abbesses.


11 novembre 2010

Joies du jeudi #44

* La couleur jaune des feuilles.


* Tomber par hasard sur le camarade Laurent Henode au festival des Inrocks à la Cigale... où j'ai pu découvrir Mai et Beach House, et surtout entendre mes chers barbus de Midlake (j'ai eu furieusement l'impression d'être dans les années 70).



* Faire des rêves très intenses et nets (encore avec de la salade - cela reste assez mystérieux pour moi).

* Jouer à Coloretto, Geister et aux Princes de Florence. Écouter Arvo Pärt.


* Passer 24 heures à fêter les 30 ans de mon meilleur ami. Être heureuse d'avoir sommeil après coup, comme on est heureux des courbatures qui suivent une longue randonnée.


* Écrire.

* Faire le vide et le plein à la soirée de troc de nippes organisée à la boutique transparente Ideo.

5 novembre 2010

Joies du jeudi #43

* Dîner avec des amis et de nouvelles connaissances dans un excellent restaurant basque.Y déguster un savoureux riz au lait, une bisque à se damner, et autres délicieusetés.

* Partager un plateau de fruits de mer avec mon amie Dominique. Découvrir de géniales techniques de visualisation. Me sentir ravivée, enflammée par la précieuse lecture de Sera Beak et Deepak Choprah. Retrouver le goût du présent et de la présence.

* Voir la Vénus Noire d'Abdellatif Kechiche, film magnifique et nécessaire.

* Laisser couler le temps. Faire le plein de lingerie. Être avec moi-même attentive et douce. Me laisser être malade et cassée, secouée, fragile.

* Croiser Stella Polaris à l'excellent concert de Bitter Ruin (entendu une première fois en première partie d'Evelyn Evelyn). Me baigner de cette esthétique et de ces mélodies travaillées. Découvrir Bird eats baby, autre petit groupe britannique, encore plus réminiscent des Dresden Dolls. Retrouver une de mes camarades de primaire, devenue actrice et danseuse. Avoir furieusement envie d'assister au prochain Dr Sketchy's.

* Parler anglais. Avoir une nouvelle collègue très gentille et rock n'roll (tendance hellfest). Avoir soudain une belle chanson de Leonard Cohen dans la tête. Être attentive à ma respiration quand je chante. Danser.

* Apprendre que je vais passer le nouvel an avec des amis que j'adore et que je ne vois jamais parce qu'ils vivent à l'autre bout du monde depuis des années. Hourra !

29 octobre 2010

Joies du jeudi #42

* Goûter la délicieuse cuisine de la délicieuse Yohanne Seroussi, dans son merveilleux appartement, et chanter avec elle Les feuilles mortes et Nature Boy. Quelle voix d'or, quelle expressivité… et quelle collection de chaussures !!

* Découvrir lors de son inauguration la nouvelle boutique transparente Ideo. Y dénicher des trésors (dont une petite chose que j'étrenne aujourd'hui, youpi).

* Aller voir The Social Network sur un coup de tête. Parler réseaux sociaux avec Dominique des éditions Diatineo.

* Manger du bœuf froid fondant comme un matin d'avril. Acheter des quenelles de luxe chez Giraudet. Faire découvrir le Palais des Sultans à mes collègues, une merveilleuse pâtisserie / salon de thé dans le 19ème, où j'espère bien avoir l'occasion d'entraîner d'autres gens que j'aime.

* Écouter Chris Garneau, les premiers albums d'XTC, Nina Hagen et des chansons douces de Black Sabbath.



* Mettre de l'ordre. Prendre un plaisir non dissimulé à ma nouvelle routine, qui m'a déjà permis de jeter deux vieux carnets. Faire des rêves étranges et velus avec de la salade dedans.

* Me replonger, le temps d'un thé vert, dans une ambiance japonaise avec un ami qui m'a montré ses time lapses de Ueno et m'a fait découvrir Moriyama.

* Créer un mega cheerleader effect à moi toute seule, à une pendaison de crémaillère à thème US.

* Faire du théâtre. Préparer une tarte auvergnate et une pizza à la tomate verte pour mes camarades de troupe. Trouver que tout le monde est beau sous la bienveillante lumière du Spoken Word Paris. Trinquer avec David Barnes.

* Avoir une très intéressante conversation informelle avec quelqu'un que j'avais rencontré dans un processus de recrutement. M'instruire sur l'histoire des métiers du livre en écoutant les souvenirs de M.Auger.

* Prévoir un super vide-dressing le lundi 8 novembre à la boutique Ideo. Recevoir plein de compliments sur mon élégance. Avoir des idées folles et savoir qu'un jour elles germeront.

22 octobre 2010

Joies du jeudi #41




* Être réveillée par les Beatles. Découvrir un concept album de Neil Hannon et Thomas Walsh. Être conviée par une copine de lycée au concert de Midlake (mais pas que) le 4 novembre.

* Découvrir avec certains une connexion étonnante, forte, précieuse. Parler de Deepak Chopra, de l'Univers et de tout un tas de choses simples, personnelles. La vie comme elle va, trésor réinventé par le partage.

* Essayer de chouettes jeux des éditions Le Joueur, en la plaisante compagnie de leur créateur, au Coin du jeu. Parler affaires avec le Ludomancien. Me promettre une boîte de Dixit en auto-cadeau de Noël (ça pourrait être une bonne motivation pour accomplir mon prochain défi-d'un-mois…).

* Découvrir les belles créations de GM Diffraction. Manger des temaki, de la mozzarella terrible avec ds tomates bicolores, des brocolis sautés et des rillettes de lapin. Retrouver le plaisir de l'échange de carnets.

* Passer une journée entière chez moi sans mettre le nez dehors (brrr), pelotonnée dans un gros sweat-shirt moelleux, à finaliser mes articles pour Shi-zen, sur La Source et Ideo (à retrouver dans le numéro de décembre !). Parler coaching, polyamour, bd érotique, et rhum arrangé avec MM aka le convive universel.

* Me gorger de bonne humeur en voyant la pièce Doit-on le dire au théâtre du Nord-Ouest

18 octobre 2010

The cosmic deli

Je ne résiste pas à la tentation de partager avec vous cet extrait du Love & Sequins #9 de la nonpareille Gala Darling, consacré à la loi de l'attraction universelle [mieux vaut lire Love & Sequins que regarder cette vidéo mais j'avoue ça m'a fait rire] :

" Think of the universe as a big cosmic ordering system.

It can help to think about manifesting or quantum physics as like placing an order in a restaurant. A restaurant with a really huge menu! I like to picture it as an intergalactic diner. You pull up a chair in this restaurant which is whizzing around in space. It has big windows & you can see the stars, planets & solar systems all around you. The waitress --an alien with lots of eyes & many tentacles, but wearing an apron -- hands you a menu. It's a massive menu, one of those huge plastic jobs with pictures & bright colours, laminated so it can be wiped clean in case you spill food on it. There are lots of other people in this restaurant, too. A Frank Sinatra type. An Indian deity or two. Three accountants sitting at a booth. A hotelier. Richard Branson. You look back at the menu, & think about what you want. You summon the waitress. "I'd like a loving, fun & passionate relationship, please", you say. "Anything else?", she asks, disinterested. "Lots of media coverage. My own clothing line. A really fun-loving & caring group of friends. A trip to Disneyland every year. & a Corvette." She writes it all down, then says, "You wanna soda?" "Yeah, sure. A Sprite. Thanks." She walks into the kitchen & starts barking orders. & what do you do? You sit & wait. YOU SIT. & WAIT. You don't worry that the "food" is never coming. You don't worry that it's "not working". You can see them working away in the kitchen, & while it may take them some time, you know that eventually, it will be delivered to you. This is how it is in the real world too. You have to be patient. While you may not be able to see into the intergalactic kitchen, you will see small signs that what you've ordered is on its way. You have to pay attention to the celestial cues & cosmic clues. Sera Beak calls these "divine winks". Sera Beak knows her shit! "

PS : ça marche

16 octobre 2010

Recette

Envoyez à l'univers votre joie, votre enthousiasme, vos chansons

Laissez germer

En attendant, étirez-vous et souriez

Recevez

Rendez grâce

Envoyez à l'univers votre joie, votre enthousiasme, vos chansons


(j'assume)