17 mars 2011
Slapping back
14 mars 2011
L'imagination peut-elle assez
(...)

Il existe deux autres voies pour mettre un terme à l'insulte faite à la Terre. Une infime poignée de vagabonds, racleurs de vent et princes des cabanes, nous indique le chemin qui mène à la première. Ils vivent et courent dans les bois, se nourrissent de soupe à l'ortie, loin des impératifs de la religion, des commandements des marchands et du désespoir urbain. Ils se sont exclus de la spirale énergétique. Si toute vie laisse une marque sur la peau de la Terre comme le harpon sur le cuir des cachalots, au moins l'entaille des vagabonds est-elle superficielle. Dersou Ouzala et ses fils spirituels n'ont pas besoin de brandir les oriflammes du développement durable ou de la décroissance soutenable. Ne se rendant pas aux manifestations écologiques à bord de leur voiture, n'utilisant pas d'ordinateurs pour diffuser leurs idées, ils sont les seuls à pouvoir légitimement argumenter sur le sort de la Terre. Mais ils ne s'expriment jamais car ils ont décidé que leur vie tiendrait lieu de discours. Ils sont tellement peu nombreux que les larmes coulent lorsque nous pensons à eux.
La seconde issue préconise de consommer toujours plus. Dans la meilleure hypothèse, les réserves pétrolières n'offrent plus qu'un siècle d'exploitation, les gisements d'uranium seront épuisés dans 80 ans et plus aucun filon de gaz ne chuintera dans trois générations. Précipitons donc la fin de nos maux : accélérons l'épuisement des ressources ! Ouvrons les vannes. Que tournent les moteurs. Que dégueulent les pipes et flambent les torchères ! Une fois l'humanité acculée à des nappes vides, la tentation de sucer le brut toujours plus profond pour alimenter notre plaisir aura disparu. Il ne sera alors plus temps d'organiser un commerce équitable, une réduction des impacts ou un échange éthique. Mais il sera question d'imaginer vraiment un autre monde. "
12 mars 2011
Same path
Un programme pour la semaine, donc.
Spiegel
Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même, VIII, XLII
Mouchetée
It all started with a dream. Or, perhaps, to be honest, it all started a long time ago, with very strong feelings, these of a small girl wondering of how her life will be many years later.
But it goes on with a dream, the strangest that ever happened before. It was all certainty, a strong message you need to do something with.
Well, I did. I didn't really unterstand what the fuck I had to do, or what was the point, the goal, the need, and more than anything, why I felt concern now about an old situation -and its consequences in a year from now.
Then the weirds happen. A charm found on a airport baggage claim, a email exchange who brings you back a year ago, a search that couldn't obviously happen at an other time, a book dropped in a mail box, foreigners you should never have seen, people you should never have met. It's been so much it's pointless to score, something was talking to me, and it's been only a week.
It stopped like it started. The certainty vanished, I woke up and looked at it with no clear mind.
I just now know that I have to wait an other year. Things are just going the way the universe told me a year, or many years ago. I'm not really surprised, just amused my feelings's been so strong.
There is a calm year and a lot to do for myself ahead. I'm looking forward to seeing what brings the future. Appointment made.
10 mars 2011
Le rendez-vous des errants
" Il croit qu'il faut imaginer le monde comme le rendez-vous des errants qui s'avancent sac au dos, des clochards célestes qui refusent d'admettre qu'il faut consommer toute la production et par conséquent travailler pour avoir le privilège de consommer, et d'acheter toute cette ferraille dont ils n'ont que faire ; réfrigérateurs, récepteurs de télévision, automobiles (tout au moins ces nouvelles voitures fantaisistes) et toutes sortes d'ordures inutiles, les huiles pour faire pousser les cheveux, les désodorisants et autres saletés qui, dans tous les cas, atterriront dans la poubelle huit jours plus tard, tout ce qui constitue le cercle infernal : travailler, produire, consommer, travailler, produire, consommer. J'entrevois la grande révolution des sacs à dos. Des milliers, des millions de jeunes Américains, bouclant leur sac et prenant la route, escaladant les montagnes pour prier, faisant rire les enfants, réjouissant les vieux, rendant heureuses les jeunes filles et plus heureuses encore les vieilles, tous transformés en Fous du Zen, lancés de par le monde pour écrire des poèmes inspirés, sans rime ni raison, pratiquant la bonté, donnant l'image de la liberté par leurs actes imprévus, à tous les hommes et même à tous les êtres vivants. "- Jack Kerouac
Les clochards célestes
7 mars 2011
Je le savais déjà il y a dix ans
6 mars 2011
note prise jadis

Restons dans l'humain, dans le petit quotidien, sans honte pour la souille, quittons nos poses et mettons-nous à la tâche. Les manches retroussées, prenons la posture de l'artisan, sortons le mètre, gâchons le plâtre. Niveler, aplanir, ciseler. Nous sommes entrer dans l'âge de raison, il faut maintenant se concentrer sur les adverbes.
3 mars 2011
2 mars 2011
Power of now
"You should be a coach", she said, while my self is so lost sometimes that I just forget what I was just about to do. Giving advice is not that hard, pretending to know, faking confidence for others is not a difficult gimmick.
Perhaps, in another hand, I trust other and their guts more than mine. I can make them listen to what they just need, because being in their skin is actually easier than being in mine.
You say: look at the present, focus on now, start your life everyday from the beginning again. It's a good think to say. It's a powerful thought when it comes from outside. It's a great discovery, if you never have heard it before.
It's good sense, too. It is so obvious that you wonder how it could actually change your life. Will I be happier because I just focus on the flowers on my desk or on the shiny sky outside? By the way, what really means "being happier"?
Some will say that you should ask yourself only positive questions, and it is certainly a step on the right direction. "How could I achieve my goals" is much better than "I am so unhappy, why?" But it is possible only if you've already defined your goals.
I asked my friends what was her dream, or her craziest dreams. She had nothing to say. We started to fantasize about being back home in our cuddling, non-improving suburb.
And today morning, I suddenly freaked out about being there, without money and lost in material matters I wouldn't be able to cope with.
The fact is, past is past and future doesn't exist yet. I'm not even sure we can prepare it, or influence it. By imagining how it could probably turns bad, we think we are equipping ourself with garments, but in fact, we are just shutting blinds down and making the present disappear, waiting for some possible catastrophes to come.
In conclusion, living on the present would probably not make you happier right now ; but it is the only way to really live, and that is gut so.
1 mars 2011
Paroles du vagabond enchanté

" Souvent les voyageurs justifient leur départ par leur soif de rencontres, Découvrir l'Autre, s'y frotter, le comprendre, l'écouter et l'aimer : motifs des voyages modernes. Serait-ce qu'à la maison, il n'y a personne digne de soi ? Serait-ce que l'exotisme confère à l'étranger une valeur suprême ? Y aurait-il un rapport entre la profondeur des gens et leur éloignement ? Un voyage en des terres désolées, vides de tout être, n'aurait-il pas d'intérêt ?
Je trouve plus honnête d'avouer que je voyage en vagabond enchanté pour le seul bénéfice de mon âme et la pure jouissance de mon corps. Que me frotter à la beauté du monde est mon unique raison de lever les ancres. Que je suis capable de laisser l'Autre tranquille pendant des semaines si je me sens l'humeur solitaire. "Partir pour rencontrer", entend-on ici et là comme si rencontrer l'autre était équivalent à visiter les temples ou goûter la cuisine locale. La rencontre est un bonheur fugace, rare, avare de lui-même. Elle survient sur la route. Surtout ne pas aller vers elle ! Si elle se décide à venir, alors elle illuminera votre ciel intérieur sans qu'il n'y ait rien à faire. Comme avec les chats.
(...)
Sous la plume de Knut Hamsun, le vagabond cheminant dans la lumière du nord tient "compte de chaque caillou, chaque brin d'herbe, et eux, à leur tour, semblent tenir compte de moi. Nous sommes de vieilles connaissances". Il y a dans la capacité d'émerveillement l'un des secrets de l'énergie vitale. Quelques rares êtres réussissent à se maintenir en perpétuel état de reconnaissance devant le cours des choses, à "tenir [leur] âme en haleine" selon Montaigne. Non pas qu'ils aient affûté leurs yeux à mieux regarder le monde ou qu'ils possèdent une prédisposition au métier de spectateur mais parce qu'ils éprouvent en eux l'unité du vivant. Ils se sentent intégrés à la valse solaire. Ils se savent dépendre de l'astre autant que le chêne et le lombric. Ils développent corps et âme une capacité extrême de réception des signaux du monde extérieur – de ses parfums, de ses couleurs et de ses formes. Ce n'est pas tellement que leurs yeux se tiennent grands ouverts. C'est plutôt qu'ils deviennent eux-mêmes œil ouvert. Ils regardent de toute leur âme, écoutent de tous leurs yeux, reçoivent de toute leur chair. Le monde leur saute au regard comme un enfant heureux vous sauterait au cou. Ils brûlent de l'inépuisable appétit de toujours découvrir quelque chose de nouveau. "
- Sylvain Tesson, Éloge de l'énergie vagabonde
27 février 2011
Why I'm not married
One day you wonder why you're not married. You see others around you proudly and happily announcing their engagement, and you share their joy, for sure. Suddenly you find yourself shopping with a friend for her big day, staring weird at the mountain of silk and white cream in which she disappears. Get use to it: you're probably not seeing her before a while.
But the little question is swirling into your head: How would I look, if...? But don't speak it out too loudly. Some weeks later, you're still alone along the altar, wearing a tied dress and incredibly uncomfortable high heels, just trying not to look as bad as you feel while you're signing the register. Just be a good friend. Don't look at the single men of the assembly. Don't think. Don't eat, you could get fat, don't drink too much, you could get desperate, and no one will ever wonder anymore why you are still not married.
There is two main questions to answer at first before coming to the point: Is marriage a question of will or a question of luck?
Both are related, as we may accept as a postulate that to catch our luck is a question of will, not a question of chance, because luck is coming to anyone.
That is annoying. If you consider that is it true, that means that, when you're approching your thirties and everyone else is in a couple, you may very probably have already met at least one man right for you -and you missed him. Perhaps you know who I'm talking about, and you know what happened, and you have to admit that you weren't probably in the mood to make a commitment at that time.
You're a consequence of your will.
Which means that, to my great relief, you, and I, are not a slut, not shallow, not not good enough, and very probably, not a bitch.
Actually, if you look around you, you have to admit that, generally, most of married women are bitches. They shout at their husband every time you see them, are angry against their kids, complain about cleaning-nursing-cooking, everything that looked like a dream to you once -before you've been surrounded by married women, and started to sleep with their husband. They've even been your friends a long time ago, before they stopped talking to you because you couldn't share the precious poopoo moments and the numerous comments about the paediatrics infections you don't want to know about.
Look a bit further. It's hurting but it is probably true: After spending some time with married women, you became selfish. You prize very much your luck to be sleeping on the Saturday mornings. You even play the non-selfish person by spending some time with the kids, too happy to give them back to their parents and to come back to your quiet two-bedroom-non-children-under-five-proof apartment.
Well, if you arrive to this point, an other conclusion may arise. You're actually a liar. You say you want, but you're not really sure you really want to get married. That's why you use to date the low-esteem guy you tried to fix, or the sentimental-handicapped long term-student you probably knew from the beginning there would be nothing to expect from.
But you did it not only because you're a liar or a selfish heart-broken twenty-nine-young girl. Most probably, you did it because you're an idealistic. The kind who believes in true love. Perhaps you're actually not married because, instead of hooking the right-man-for-you, you're expecting more and keep your heart open to the true, real, fulfilling true love. And you don't want a committed relationship like some others, because you're seeking for love.
And you know what? If you're really believing in it, it could very probably happen.
23 février 2011
I will arise and go now
A d'autres moments, les meilleurs, il n'y a pas de distance entre mon cœur fou et l'instant dans son humilité.Je suis simplement à ce qui est.
Que ces moments reviennent et soient. Que je trouve, dans mon pas du jour-le-jour, ma densité rêvée de haute vie.
21 février 2011
Et tout le reste est labeur serf
20 février 2011
Quelques choses que j'ai apprises
Quand on se dit "ce serait bien de faire ceci", le faire ; ou faire un premier pas vers cette action.
Plus on retarde une action, plus elle nous alourdit.
Faire le ménage est toujours une bonne idée.
Dormir est souvent une solution, ou un début de solution.
Les compulsions nous affaiblissent parce qu'elles diminuent le sentiment de notre maîtrise sur nous-mêmes.
Il faut se tenir droit, pas parce que nos parents nous l'on répété, mais parce que l'on respire plus amplement.
Il faut faire attention aux souhaits que l'on formule, parce qu'ils s'exaucent.
Rien n'a davantage à nous apprendre que l'instant.
Les gens sont précieux.
Il faut demander.
Il faut remercier.
On peut changer.

18 février 2011
Über den Horizont
Tous les chemins ne sont pourtant pas difficiles pour tout le monde. Celui qu'on a parcouru avec des semelles légères va être pour d'autres une côte terrible.
La différence entre les personnes résident dans les barrières que chacun s'installe. Napoléon ou Alexandre ont toujours cru qu'ils deviendraient les maîtres du monde. Ils n'en ont jamais douté une seconde.
Avant de conquérir l'univers, il peut déjà être utile de réaliser les choses qu'on a faites, celles qui mettent des étoiles dans les yeux des ados et qui sont pourtant notre quotidien. Le reste devient beaucoup plus accessible, il suffit simplement d'y croire.
16 février 2011
Nur die Liebe zählt
I love my hands
I love that I have a flat stomach
I love my body, because we are a team and it is a true partner
I love that I'm lucky to be born healthy
I love that I'm able to speak foreign languages
I love that I can learn
I love that my brain is working fast
I love that I can dance
I love that I am a good cook
I love that I have manual skills
I love that I have a good taste
I love that I have chosen the right job for me
I love that I can make new friends
I love my smile
I love my thin and crazy hair
I love that I am a bit crazy
I love that people trust me
I love my ups and downs, because they are me
Miracle
15 février 2011
Vent debout

" N'acceptez pas que l'on fixe, ni qui vous êtes, ni qui vous restez. Ma couche est à l'air libre. Je choisis mon vin, mes lèvres sont ma vigne. Soyez complice du crime de vivre et fuyez ! Sans rien fuir, avec vos armes de jet et la main large, prête à s'unir, sobre à punir. Mêlez-vous à qui ne vous regarde, car lointaine est parfois la couleur qui fera votre blason.
Le cosmos est mon campement."
- Alain Damasio, La Horde du Contrevent
14 février 2011
Non-axiomes d'Alfred E.Van Vogt

- La sémantique générale permet à l'individu de s'adapter à la vie de la façon suivante :
- Il peut logiquement anticiper l'avenir ;
- Il peut réaliser en fonction de ses capacités ;
- Son comportement est ajusté à son milieu.
- Les enfants, les adultes sans maturité et les animaux "identifient". Chaque fois qu'une personne réagit à une situation nouvelle comme s'il s'agissait d'une situation ancienne et invariable, on dit que lui ou elle "identifie". Un tel comportement est aristotélicien.
- Dans l'intérêt de la raison, utilisez la formule ET CÆTERA. Quand vous dites : "Marie est une bonne fille !" ne perdez pas de vue que Marie est bien autre chose que "bonne". Marie est "bonne", gentille, charmante, et cætera, ce qui signifie qu'elle possède encore d'autres caractéristiques. Il vaut la peine de rappeler également que la psychiatrie moderne ne considère pas que l'individu tranquillement "bon" ait une personnalité très saine.
February
Since merry bells rang out the dying year,
And buds of rarest green began to peer,
As if impatient for a warmer sun ;
And though the distant hills are bleak and dun,
The virgin snowdrop, like a lambent fire,
Pierces the cold earth with its green-streaked spire
And in dark woods, the wandering little one
May find a primerose."
8 février 2011
La vérité dans un pot de miel
- A.A. Milne

Truth is an immeasurable reality not at all separate from your own being. For in the revelation of truth, all beings rest within your being. Put more simply, if you cannot find it now underfoot, I’m afraid that you have missed it entirely.”
- Adyashanti
l'infini est dans le fini de chaque instant

Mais à la fin du jour, alors que les cheminées d'usine annoncent a ville dans le ciel de l'ouest, je fais une intéressante expérience intérieure. Je parviens à pédaler machinalement, sans penser au temps qui fut et sans redouter le temps qui vient. Nous décomptons souvent ce qui nous reste à souffrir. C'est la source de notre malheur. La perspective des heures à endurer est plus lourde que le fardeau lui-même. Les vieux maîtres de la tradition Zu Ch'an, ancêtre des doctrines zen, enseignaient au contraire l'art de la parfaite momentanéité. Ils travaillaient à se saisir de l'instant comme on attrape un papillon dans un filet de soie. Le secret est de s'extraire de la glu de la durée. Pour éprouver toute l'intensité du moment, il ne faut plus le rapporter à l'expérience du passé ou à l'espoir de l'avenir. En refusant de mesurer la vie avec la toise du temps qui passe, on captera l'énergie de l'immédiat. Krishnamurti, hériter du Zu Ch'an, professait que le présent est la seul porte de la réalité. Il invitait à la pousse et appelait adéquacité cette faculté à goûter totalement les circonstances du moment. Le penseur Daisetz Teitaro Suzuki écrivait en écho que l'infini est dans le fini de chaque instant. La révolution n'est donc pas pour demain dans les rues insurgées, mais elle est permanente, en soi, ici et maintenant. Hic et nunc, camarade !
Dans ces dispositions, oublient que je viens de pédaler si heures par 47°C, indifférent au fait qu'il me reste encore des mois à passer sur la route, échappé du fluide de la durée, et intéressé seulement par ce qui advient au moment où cela advient, je rentre dans Aktau. Le vent veut me fermer les portes de la ville. Je parviens à oublier les rafales frontales. Car le vent pour souffler a besoin de l'espace et du temps. Dans la plénitude d'un instant arraché au continuum du temps, le vent, privé de surface, ne peut se déplacer. Dans l'univers de l'ici et maintenant règne le calme éternel ! "
3 février 2011
La dérive et la butée

Difficile de faire quotidiennement le choix conscient du bonheur en se gardant d'un délire de contrôle et de mainmise. Difficile de se laisser un peu la paix, sans lâcher sur l'ambition existentielle, et le refus de laisser "les autres", la société, ses névroses ou simplement l'inertie décider pour soi et tracer la forme de sa vie.
Dans un très intéressant billet, Steve Pavlina engage le lecteur à s'interroger sur ce à quoi il choisit d'accorder son intention. L'idée est bien de redonner à chacun le libre choix de sa dynamique mentale et de ses plis quotidiens, mais ce faisant Pavlina impose malgré tout ses valeurs et sa conception d'une vie réussie (de l'argent et un corps sportif, à tout le moins).
Il propose à l'internaute un exercice intéressant : dans une liste de choses et sujets, noter ceux qui ne méritent pas son attention, ceux qui méritent une certaine attention, et ceux qui méritent pleinement son attention. Puis lister les choses auxquelles, de fait, il emploie son attention au cours d'une journée, et déterminer si elles en valent la peine ou non.
Cet exercice m'a troublée car je me suis aperçue que sur les 117 thèmes hétéroclites qu'il avait listés, les deux tiers me semblaient dignes d'intérêt, et presque la moitié mériter ma pleine attention. Si l'on considère que je ne me suis pas amusée à lister en sus tous les autres sujets qui me paraissaient mériter mon attention (liste potentiellement infinie), on comprendra aisément que pour peu que l'on soit un minimum curieux du monde, des autres et de soi, prioriser ses centres d'intérêt est un casse-tête.
Quelques extraits :
"Simply do the best you can in each moment, and you can continue to upgrade your choices as you go along. Keep pushing yourself to drop low-value activities, and replace them with higher value ones. "
"If you still insist on using the “I don’t know what to do” excuse, then drop to the floor and do push-ups until you think of something that’s a better use of your time than doing push-ups. I suspect your brain will come up with a few ideas very shortly."
"Very often when you reduce the time wasters by dropping low-value relationships and activities from your life, your understanding about what really matters to you will skyrocket. Time wasters will invariably fog your vision. Get rid of them as quickly as you can, and clarity will return. You will not miss the time wasters, even if you feel you’re addicted to them now."
2 février 2011
31 janvier 2011
Pour rassurer...
méthode, rigueur, précision, abstraction, analyse, expérience de l'incertain, perception des complexités, intégration du temps, sentiment de la qualité, exigence de la langue, attention aux discours, distance réflexive, dédoublement de l'interprétation, goût des synthèses, contenus culturels, connaissance des hommes.
20 janvier 2011
Cette confiance faite au hasard

"Avec comme point de départ une chose qui, réduite à elle-même, n'est qu'une rencontre, presque rien, on apprend qu'on peut expérimenter le monde à partir de la différence et non pas seulement de l'identité. (...) S'il n'est pas conçu comme le seul échange d'avantages réciproques, ou s'il n'est pas calculé longuement à l'avance comme un investissement rentable, l'amour est vraiment cette confiance faite au hasard."
18 janvier 2011
Reprendre le fil
Et voilà que j'ai laissé passer plus d'un mois sans renouer ici le fil de ma propre pensée, le parcours de mon avancée. L'année nouvelle, douce, tumultueuse, heureuse, inquiétante, bénie, préoccupée, consacrée, m'a fait danser à son rythme et jeter mes habitudes par-dessus les moulins.C'est bien, de ne pas être dans l'obsession du contrôle, et de s'en remettre à la clémence du quotidien. Ce qui est moins bien, je m'en rends compte à présent qu'une petite halte m'en donne le loisir, c'est de laisser ses objectifs courir derrière soi et de perdre le fil de sa progression. Or il semblerait que pour moi suivre ce fil passe forcément par l'écrit - comme si je ne pouvais réellement prendre acte d'un changement ou d'une décision qu'en en prenant note, ici ou ailleurs.
Me revoici donc, fuseau en main, ne cherchant pas à sortir du labyrinthe mais à en habiter les détours.
6 décembre 2010
Affirmative action

Affirmons.
Je suis ouverte et réceptive à tout le bien, aux choses agréables, drôles, bonnes, belles, inédites qui peuvent se présenter.
L'affection m'entoure, l'amour est au coin de la rue et la joie remplit mon univers.
Je mérite l'amour, la passion et des bouquets de fleurs.
Je suis respectée et toujours bien traitée par les autres.
Je suis pleine de gratitude pour tout l'amour qui remplit ma vie.
Ma bonne étoile me protège et me guide à chaque instant.
Je proclame ma puissance et ma divinité.
Je suis désormais libre de mon passé, le présent m'appartient.
J'attire la prospérité et la réussite.
Je suis aimée, appréciée et choyée par ceux qui m'entourent.
Je reçois en pleine gratitude l'immense abondance de l'univers.
Chaque jour apporte de merveilleuses surprises.
Je mérite le meilleur et je l'accueille aujourd'hui, maintenant.
Je donne libre cours à la pleine expression de ma créativité.
Mon potentiel est illimité.
Les idées me viennent incessamment et sans effort.
(d'après Louise L. Hay)
5 décembre 2010
Christmas wishes
Every year, when Christmas shows up, my heart melts and I feel something wet in my eyes.
There is so many small things to remember about the British Christmas. I miss the mince pies, I miss her and her blinking earrings, I miss them and the hundreds Xmas markets we walked through.
I wish I were on the other side of the Channel where I left so much of myself ; it feels so strange, like if I were never able to take it back, like if it should always stay the Promise and inaccessible land for me.
There is some place your belong to, where you feel well even you don't know why.
I wish I could see Kensington Garden frozen and snow-white, smoke a cigarette outside laughing after having drunk too much on the pub, not caring about the cold and copping with the Irish accent.
I wished it were all different.




