28 novembre 2012
Le voyage comme remède à la dispersion
21 juillet 2011
Sur une route de campagne

"J'ai toujours l'espérance de grandes choses. J'ignore en quoi elles consistent et je les attends sans impatience. Il est même possible qu'elles soient déjà venues sans que je m'en sois rendu compte. Mon âme est comme un chien en arrêt devant un buisson, aux aguets d'un gibier proche et invisible. Bien sûr je n'attrape jamais rien, aucune proie, juste, et c'est suffisant, la certitude éblouie d'avoir entrevu une chose plus grande que ma vie et pourtant accordée à elle, une lumière si pure qu'elle en est presque cruelle."
- Christian Bobin, Ressusciter
20 mars 2011
Une vie comme la flamme d'une bougie votive

12 mars 2011
Spiegel
Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même, VIII, XLII
3 mars 2011
8 février 2011
l'infini est dans le fini de chaque instant

Mais à la fin du jour, alors que les cheminées d'usine annoncent a ville dans le ciel de l'ouest, je fais une intéressante expérience intérieure. Je parviens à pédaler machinalement, sans penser au temps qui fut et sans redouter le temps qui vient. Nous décomptons souvent ce qui nous reste à souffrir. C'est la source de notre malheur. La perspective des heures à endurer est plus lourde que le fardeau lui-même. Les vieux maîtres de la tradition Zu Ch'an, ancêtre des doctrines zen, enseignaient au contraire l'art de la parfaite momentanéité. Ils travaillaient à se saisir de l'instant comme on attrape un papillon dans un filet de soie. Le secret est de s'extraire de la glu de la durée. Pour éprouver toute l'intensité du moment, il ne faut plus le rapporter à l'expérience du passé ou à l'espoir de l'avenir. En refusant de mesurer la vie avec la toise du temps qui passe, on captera l'énergie de l'immédiat. Krishnamurti, hériter du Zu Ch'an, professait que le présent est la seul porte de la réalité. Il invitait à la pousse et appelait adéquacité cette faculté à goûter totalement les circonstances du moment. Le penseur Daisetz Teitaro Suzuki écrivait en écho que l'infini est dans le fini de chaque instant. La révolution n'est donc pas pour demain dans les rues insurgées, mais elle est permanente, en soi, ici et maintenant. Hic et nunc, camarade !
Dans ces dispositions, oublient que je viens de pédaler si heures par 47°C, indifférent au fait qu'il me reste encore des mois à passer sur la route, échappé du fluide de la durée, et intéressé seulement par ce qui advient au moment où cela advient, je rentre dans Aktau. Le vent veut me fermer les portes de la ville. Je parviens à oublier les rafales frontales. Car le vent pour souffler a besoin de l'espace et du temps. Dans la plénitude d'un instant arraché au continuum du temps, le vent, privé de surface, ne peut se déplacer. Dans l'univers de l'ici et maintenant règne le calme éternel ! "
2 février 2011
24 novembre 2010
Angus desire
" Love is the invitation of the day. Look up from your sorrow, your fear, or your worry. Look up into the sky. What do you see? There is matter flowing, clouds forming, birds taking wing. Somewhere is a sun and moon. Somewhere there is hope. Open the door in your heart that keeps you crowded. Open the door in your heart and see: there are vistas you can barely fathom, waiting.Freyja, Freyr, Angus, Eros, Aphrodite, Radha, Krishna… come!
As a Pagan mystic, I connect with love the way I feel my own molecules connected to the whole of me. Love streams. Love is wave and particle. All of Nature, the entire cosmosphere, opens and dances with this love. Somehow, though, we forget. Sometimes a piece of us feels broken and we cannot see the love beyond our fear, our anger, or worry, or our sorrow. This traps us into smaller and smaller spaces. Coiling more tightly in ourselves, we forget the path to love. The Gods and Goddesses of love enjoin us to expand our vision and look around. Creativity is just around that corner. Possibility is nigh. I call upon the Gods of love to nurture us this day. I call upon the Goddesses to dance within our hearts. I call upon the Love that Flows Through All to re-connect us, to our deepest selves, and to each other.
Call to the Ones that open your heart.
May we find our way. May we find healing. May we spread a little joy. "
14 novembre 2010
Retour à la peine conscience

7 novembre 2010
Quelques principe de communication non-violente #3

- La communication non-violente pourrait servir avant tout à développer notre bienveillance envers nous-mêmes. Par exemple, éviter les "je dois" : l'énergie que nous y consacrons est dépourvue de toute joie porteuse de vie. Les jugements vis-à-vis de nous-mêmes, comme tous jugements, sont des expressions tragiques de nos besoins insatisfaits. Lorsque nous suggérons qu'une personne est en tort ou mauvaise, nous voulons dire en réalité qu'elle n'agit pas en accord avec nos besoins, y compris lorsque c'est nous-mêmes. D'où l'importance de nous relier aux sentiments et besoins insatisfaits qui naissent d'actes passés que nous regrettons à présent.
- Embrasser tous les aspects de soi-même et reconnaître les besoins et valeurs exprimés par chacun d'entre eux.
- Ne faisons rien si ce n'est par jeu. Dans nos actions, soyons animés par le désir de contribuer à la vie plutôt que par la peur, la culpabilité, la honte ou l'obligation.
- Écrire sur une feuille toutes les choses que l'on redoute mais que l'on fait quand même parce qu'il semble que l'on n'a pas le choix. Pour chacune, remplacer "je dois" par "Je choisis de... parce que je veux...".
- Nous ne sommes jamais en colère à cause de ce que les autres disent ou font ; ce sont nos pensées (de reproches et de jugement) qui déclenchent notre colère. La colère peut être utilisée comme un signal d'alarme qui nous permette de prendre conscience de besoins insatisfaits.
- Juger les autres débouche sur des prophéties qui se réalisent d'elles-mêmes.
- Exprimer la colère en quatre temps :
- s'arrêter, respirer
- identifier les jugements qui occupent nos pensées
- retrouver le contact avec nos besoins
- exprimer nos sentiments et nos besoins insatisfaits


