14 juin 2010

Chaque jour sa chance

" Every day is the best day ever. No second chances and no regrets, now and now and now. Memory is a reminder of… memory is a reminder that things were one way before, but TODAY is the chance to make everything how you want it to you be.

The first step is the first step towards the sun.
Start your day:

Today is going to be the best today that I can live.

Wake up.
Breathe in; the sun warms the air and your lungs smile.
The sunshine in your lungs permeates your blood.
Spreads throughout your entire body.
Energy, energy, energy. "

via YOU ARE REMARKABLE

La plainte

En ce moment je traverse une situation pénible dont je n'arrive pas à m'extirper. Je suis méchante, désagréable, je passe mon temps à me plaindre et ma faculté à noircir le tableau mine terriblement mon humeur.

Je n'ai pas le contrôle et je ne le supporte pas. L'incompréhension que soulève mon interlocuteur me surprend moi-même ; comment deux personnes que tout devrait rapprocher se retrouvent si éloigné qu'ils n'ont rien à se dire?

Comment en suis-je arrivée là? Est-ce uniquement ma faute, est-ce simplement ainsi, que faire quand la personne à côté devient parfaitement étrangère? Et encore, un étranger aurait des choses à m'apprendre. Mais une huître, fermée, hermétique, muette, qui vous fait comprendre que vous ne partagez rien avec elle, que peut-on encore en tirer?

C'est le trou noir de la sociabilité. Le sous-sol de la cohabitation. Qui me rend mal à l'aise, me déçoit, m'attriste, me met en colère, contre lui, mais plus encore contre moi. Comment avais-je pu croire que les choses seraient différentes? Comment lui faire comprendre que c'est son silence qui me rend folle, me pousse à le faire partir, reniant tous mes beaux discours fraternels.

J'aspire juste à la paix, mais comment pourrais-je l'avoir, avec un abîme pour toujours auprès de moi?

13 juin 2010

Bon sens maternel

" if you believe in your own unconventional beauty
when you are young

you will accomplish twice as much and suffer half so

turn off lightbulbs and light a candle

walk don’t drive

plant a tree

wear sunscreen

dancing is an antidepressant

kindness is the new status symbol

every day please try to eat something green
and something orange
that grow out of the ground

...

expectations are for what you yourself create

they rarely work when applied to others

turn off the television

tv is a depressant

yoga is an antidepressant

don’t feel guilty about wanting pretty things

they would not be so alluring
if you weren’t supposed to want them
just don’t value them over compassion

use your words even when you are a grown-up
and people no longer think it is entirely acceptable
when you say, that hurt my feelings

if you can digest chocolate eat it sometimes

same goes for ice cream
(i don’t really need to tell you those things do i?)

...

if you have a dream that won’t let you go, that
tickles your solar plexus, heed it

turn dark feelings into paintings or poetry
or dancing

music is a kind of food

if you are sad talk to a happy woman who loves you
it will always help

move your body when you are sad or angry

avoid the following:
genetically modified ingredients
parabens
sodium lauryl sulfate
mercury in certain fish
neurotic thoughts about food
(is that a contradiction?)

love your curls though they tangle
your pale skin though it can burn in the sun
your nose though it is broader than some
your sturdy legs and feet

forget barbie she does not possess imagination

remember you are a botticelli angel

the planet we live on is perfection

love her like a goddess

love yourself as her daughter

there is a planet full of different kinds of beauty

the idea that only one type of woman is beautiful
is blasphemy "


via forty-five thoughts for my daughter and my virtual daughters
By Francesca Lia Block.

8 juin 2010

Une certaine idée monétaire de l'écoute

" Every time we ignore someone we reduce the value of their ideas and every time we listen, we increase it. It’s human nature to gravitate our attention toward those we feel are worth the most to us. Having someones attention is equivalent to a dollar bill receiving one dollar’s worth of goods in trade for itself. Remove the receiving end of a thought and you might as well be playing with Monopoly money. "

7 juin 2010

6 règles pour maintenir le règne de la simplicité

1- Être le plus au clair possible sur son objectif
Voilà qui pour le coup n'est pas simple - mais l'essentiel des procrastinations, des tours autour du pot et des productions ébouriffées viennent de ne pas savoir au juste ce que l'on souhaite faire. Clarifier ce point permet notamment d'éviter de perdre du temps à faire de choses juste parce qu'on peut les faire.

2- Déterminer l'essentiel
Par exemple si l'objectif est d'avoir une chambre pour dormir et s'habiller, il faut un lit, une armoire et éventuellement un miroir.

3- Réduire
Une fois l'essentiel déterminé, enlever le reste. Si l'on n'est pas sûr que quelque chose soit essentiel : l'enlever.

4- Poser des limites
Le nombre de boutons sur une machine, le nombre de fonctionnalités dans un programme, de messages auxquels l'on répond par jour, de personnes que l'on voit par semaine...
Une limite permet de se forcer à choisir, éliminer l'inessentiel, plutôt que de laisser les choses reprendre le chemin de la complexité.

5- Organiser
20 choses peuvent devenir 4 groupes de choses

6- Mettre à jour régulièrement
Revoir son organisation tous les lundis, désencombrer son placard tous les deux mois... Les habitudes ont ce formidable avantage qu'elles évitent de réfléchir, elles permettent donc d'économiser une précieuse énergie mentale.

30 mai 2010

Angst

Ce soir j'ai trop bu. Je ne devrais peut-être pas écrire ce message, mais j'ai l'impression que je vais m'étouffer d'angoisse moi-même. Alors il faut écrire, sortir les choses qui nous oppressent, comme si le fait de les donner à lire permettait de partager le fardeau de les porter.

J'ai peur. Peur, peur, panique, paranoïa, pourquoi, pourquoi. Qu'on m'abandonne. Qu'on me laisse. Qu'on me jette comme un emballage vide. J'ai si peur que j'en viens à anticiper le moment où, bien sûr, évidemment, cela arrivera. Je prévois des répliques, des réactions, je me blinde à l'avance contre une des choses que je veux le moins voir arriver.

Il n'y a pas d'évidence. Rien n'est écrit, rien ne doit forcément se produire. Mais si, mais quand, mais si cela venait à frapper à ma porte?
Une absence de réponse sonne comme un désaveu, le silence est la preuve du désamour certain. Est interprété comme. J'oublie souvent le verbe.

ça se passe dans ma tête. ça tourne et frappe, encore et encore, cela revient, un répit entre les spasmes, je n'ai pas de remède.
J'en suis venue à me dire que les autres sont mieux que moi, évidemment qu'il ferait mieux de sortir avec telle ou telle, elle est tellement plus jolie/intelligente/polyglotte/cultivée/intéressante que moi. Si une autre arrive, je m'effacerai, car je ne vaux rien.

Je n'ai pas d'explication à cette crainte qui me tenaille. J'en suis venue à espérer le calme, l'absence de passion, pour éviter de souffrir de l'absence de l'aimé. Je pourrais vous décrire mes qualités par le menu, avec une objectivité froide de chasseur de tête. Et puis comme une anorexique, vous dire que je me vois trop grosse, trop moche, trop bête, transparente, sans caractère aucun. Un ectoplasme sans consistance.

Une part de cette peur vient de celle d'aimer. Je ne suis pas douée pour l'abandon. La confiance n'est pas mon point fort, j'ai été trop souvent déçue. Je n'attends plus rien de personne, comment pourrais-je croire qu'on m'aime, surtout si on ne me le dit pas?
Un appel d'ami me semble toujours un cadeau, j'ai du mal à croire qu'on pense à moi. Je me suis moi-même mise dans la peau du passe-muraille.

Cela n'a pas toujours été le cas. Je me souviens de cette enfant qui s'était levée en classe, protestant contre l'attribution de la couronne de la galette des rois à une autre par son amoureux officiel.
J'aimerais être de nouveau cette petite fille de quatre ans qui pensait normal d'être courtisée. La peste de six ans qui n'avait pas prêté un regard à son voisin, lui qui pourtant a conservé son nom pendant 22 ans dans un coin de son coeur.

J'ai une deuxième chance. Pour la célébrer, je voudrais retrouver cette légèreté et cette confiance, cette évidence de l'amour qu'on ne connaît qu'une fois. Je ne veux pas me battre, pas contre les autres, mais surtout pas contre moi-même. Je veux être rassurée, j'en ai marre d'être forte et stoïque, je veux juste être une fille, parfois fragile et bête, parfois andouille et maladroite, sans avoir à me justifier ou craindre le rejet.
J'en ai marre d'avoir peur.

24 mai 2010

Savoir-vivre

Dans un certain rêve, je parcourais plusieurs fois le même chemin tortueux avec des personnes différentes, et à chaque parcours le chemin changeait de visage, devenant large ou étroit, montant ou descendant, ludique ou ardu. On m'a fait remarquer plusieurs fois que je soumettais mes inquiétudes à trop de personnes différentes à la fois, et qu'ainsi je me retrouvais fatalement avec une moisson de conseils épars et contradictoires. Toute route est bonne à celui qui ne sait où il va ; il y a du bon sans doute aussi à des phases de désordre ambulatoire comme celle-ci. C'est le moment d'entendre et d'explorer. Scruter la carte.

J'aime bien prêter l'oreille aux conseils de vie même de parfaits inconnus. Peut-être plus volontiers, même : on n'a moins de difficulté à y faire le tri.
Voici une petite macédoine de règles de vie prises sur Five rules for life ; du bon sens élémentaire me direz-vous, mais on n'a jamais assez de mantras simples.
¤ Trouvez quelque chose qui vous rend heureux, et faites-le souvent.
¤
Trouvez quelque chose qui rend une autre personne heureuse, et faites-le souvent
¤
Arrêtez de vous mentir. Arrêtez de vous dire que vous êtes heureux dans une situation qui ne vous convient pas, et travaillez à l'améliorer. Arrêtez d'essayer d'être quelqu'un que vous n'êtes pas par souci de façade sociale.
¤
Ayez confiance en vous.
¤
Posez de meilleures questions. Plutôt que de vous demander "pourquoi mon travail est-il si pourri?", demandez-vous "qui peut m'aider à trouver un emploi qui me plaira?". Évitez le mot "pourquoi", si accusatoire.
¤
Nos vies sont les histoires que nous nous racontons. Si vous n'aimez pas votre vie, racontez-vous une autre histoire.
¤
Faites des actes de gentillesse au hasard et des actes esthétiques sans but.
¤
Planifiez pour arriver pas-à-pas à ce que vous voulez atteindre.
¤ Riez même (surtout) si c'est politiquement incorrect
¤ Marchez dans les bois.
¤ Ouvrez la fenêtre.
¤ Rappelez vous que toute émotion, toute situation est transitoire
¤ Soyez courtois.
¤ Souriez aux inconnus (mais pas seulement)
¤ Les intentions ne comptent pas : agissez.
¤ Prenez chaque jour du temps pour vous offrir du calme et de l'espace. Jouissez de ces moments de solitude.
¤ Apprenez.
¤ Tissez des liens.
¤ Vos habitudes vous contrôlent : apprenez à contrôler vos habitudes.
¤ Ne vous souciez pas de ce sur quoi vous ne pouvez pas agir.
¤ Économisez votre énergie en disant la vérité.
¤ Essayez.
¤ Demandez.
¤ Fuyez quand il le faut et décommandez-vous autant que possible.

16 mai 2010

Après le déluge

Jésus de Nazareth :
" - J'ai prêché et démontré ceci : se détourner de la puissance politique, déchaîner celle qui est intérieure, la violence d'une vie humble qui ne craint pas de se perdre, qui accepte le risque de témoigner. "

" La foule qui s'était réorganisée après le déluge était une foule apeurée. Elle rêvait d'un lieu qui ne serait jamais plus englouti, une hauteur qui fonderait une alliance avec le ciel. Tel était le but de la tour. Dieu intervint par le don mystérieux des langues qui nous contraint à apprendre les multiples façons de nommer le même soleil, le même pain. En échange, nous avons eu les alphabets, les prières, les chants. Et nous eûmes le vaste monde à habiter, nous détournant ainsi de l'illusion d'un centre."

- Erri de Luca, Noyau d'olive

15 mai 2010

La prière et l'écriture

" [la prière] relève de la merveilleuse liberté de la créature qui remonte à son origine et l'interroge, l'appelle, la secoue de sa distance. Celui qui, pour la première fois, a récité la première prière, ne peut l'avoir inventée. Il peut seulement avoir réagi à un appel par une réponse, comme Abraham avec son hinneni, me voici. Me voici est le premier mot, le préambule de toute prière. La créature se sépare du reste de l'espèce et de la création, elle s'exclut pour établir la relation. (...)
Peut-être qu'un homme comme moi s'acharne à écrire justement par ce qu'il ne sait même pas s'adresser aux autres et qu'il réduit l'échange à cette crampe de la main, au monte et baisse d'une plume qui trace des lettres sur une feuille. Je m'imagine que c'est ma voix, l'impulsion qui suscite un sourire, une entente, un attachement. Je ne sais pas m'adresser, je ne connais pas le prénom de la prière. Je pratique le succédané tu de l'Écriture. "

"Rabbi Nachman de Brestlau déclarait que le repentir n'était pas une impulsion de détachement, l'élan par lequel le plongeur se détache du promontoire, mais le sentiment qui pousse un homme placé devant l'erreur, le tort, à ne pas y retomber, à ne pas en commettre d'autre, pour la première fois. Nachman dit que le repentir est un projet qui concerne le futur, plus que le regret tourné vers le passé."

Now I've heard there was a secret chord. That David played, and it pleased the Lord But you don't really care for music, do you?

"Quel privilège absolu dans la voix de David qui déclare s'être mis à l'abri de Dieu. Comment peut-il le savoir? Comment peut-il croire que son intention de se réfugier a été exaucée? Et pourtant c'est ainsi, sa volonté s'accomplit du seul fait de sa foi. Il peut dire sans présomption : je me suis réfugié en toi."

" Aujourd'hui, nous sommes habitués à être comptés, inscrits et incorporés dans des listes, à disposer de nombreuses marques numériques. Certains estiment normal, par simple scrupule, de relever aussi les empreintes digitales de femmes et d'hommes arrivés jusqu'à nous dans leurs fuites sans fin. C'est pourquoi nous, hommes modernes, ne pouvons pas comprendre la peur des Hébreux d'alors, la ruine dont ils avaient déjà fait l'expérience quand un de leurs rois avait osé compter le peuple auprès duquel Dieu avait planté d'abord une tente, puis un temple. Ce roi obtint des chiffres erronés et subit le châtiment d'une épidémie. Les Hébreux avaient donc déjà été mis en garde contre l'arrogance de donner un nombre aux êtres humains."

Erri de Luca, Noyau d'olive

L'incompressible

Je voudrais savoir pourquoi les choses auxquelles on a renoncé continuent à nous faire mal, pourquoi on se sent en deuil de ce que l'on reconnait ne pas être fait pour nous. Pourquoi notre capacité de souffrance est si décorrélée de notre bon sens.
Je voudrais comprendre comment on lutte contre la jalousie, le sentiment d'inadéquation, les blessures d'orgueil... tous ces maux qui sont si en dessous de nous, que l'on devrait pouvoir traiter simplement par le mépris, mais qui s'attardent. Ce sont des rhumes de l'âme. Un courant d'air et on prend froid, et on est parti pour des semaines à respirer mal.

Une bonne nuit de sommeil est déjà un commencement de traitement. Et après ?

13 mai 2010

Le tiroir à trésors de Fifi Brindacier

Le peu que j'aie vu ou connu, sur lequel j'ai le nez collé, boutons de culotte trouvés et polis au fond d'une poche, dans ma parole toujours trop jeune pour mon âge devient énorme, je le sens, j'ai peur de tout trahir en en faisant trop - et pourtant mon enthousiasme court au devant de moi, ma fierté dérisoire d'avoir été choisie par la vie pour quelques instants privilégiés.

Certaines couleurs m'émeuvent comme si à les reconnaître je pouvais dans un ailleurs flou les posséder, ou en retrouver la densité dans ma mémoire, après la mort. La fonction d'enregistrement : fantasme qui ne m'a jamais quittée.(Lyon, 2004)

12 mai 2010

N'oublie pas ta puissance

me dit la musique. N'oublie pas ta beauté.

Laisse-toi enfler par cette joie d'enfant qui jette des pierres au ciel, et tourne sur place jusqu'à être ivre.

11 mai 2010

3 conseils pour avancer

Je trouve épouvantablement difficile de faire tout ce qu'il faudrait faire et tout ce que je voudrais faire (le fait que j'aie employé d'instinct le conditionnel dans cette phrase est déjà un révélateur de la distance que je pose d'emblée entre l'action et moi). Passer ses vacances chez soi dans une optique constructive a été jusqu'à présent pour moi la confirmation de ces éternelles difficultés.

Aussi vous fais-je partager aujourd'hui trois excellents conseils de Leo Babauta à destination des hyperactifs stressés procastinateurs de mon espèce :

1/ N'avoir qu'un seul "grand objectif" à la fois : quelque chose qui puisse être accompli à moyen terme (sous 6 mois ou 1 an), que ce soit publier un livre, courir un marathon ou arrêter de fumer.

2/ N'être impliqué que dans 3 projets à la fois. Ceci implique de commencer par faire la liste de ses projets et d'en sélectionner 3, à enjeu fort, et qui puissent être menés à bien en une ou deux semaines. Ne pas ajouter de nouveaux projets avant d'en avoir fini avec ceux-ci. A priori, sur les trois, il y aura un projet à caractère professionnel et au moins un en lien avec le "grand objectif".

3/ Tous les soirs avant de se coucher, écrire les 3 tâches les plus importantes à accomplir le lendemain, et s'y atteler au réveil avant de faire quoi que ce soit d'autre. Choisir par exemple une tâche à caractère professionnel, une tâche en lien avec son "grand objectif" et une tâche relative à sa vie personnelle, en se demandant : est-ce qu'accomplir cette tâche aujourd'hui aura un impact profond sur ma vie dans une semaine, un mois, un an ? Ceci implique bien sûr de se lever de bonne heure...

Sages conseils n'est-ce pas. Je vais peut-être les suivre, tiens. Demain.


7 mai 2010

Une pensée

Depuis quelque temps, la vie m'apporte des anges gardiens sur un plateau. J'aimerais pour chacun trouver la meilleure manière de dire "merci".

6 mai 2010

Joies du jeudi #34


* Rêver de folle musique, de fête, de retrouvailles errantes et d'amitié. Rêver aussi que j'ai droit à une bonne sieste, à l'ombre de persiennes closes. Oui, je rêve que je dors : quand je vous disais que le sommeil était un trésor.

* Redécouvrir le plaisir du travail théâtral et le sentiment de donner le meilleur de moi.

* Lire un livre de vulgarisation sur l'analyse transactionnelle (notes à venir).

* Recevoir d'une correspondante américaine au pseudonyme aussi imprononçable qu'un nom de volcan islandais des graines de dahlias, de corbeilles d'argent et de coquelicots.

* Faire des croquis d'après modèle vivant à l'Académie de la Grande Chaumière (merci Laure pour la bonne adresse !). Qui m'accompagne la semaine prochaine ?

5 mai 2010

Comment avoir une bonne mauvaise journée

On ne peut pas toujours être au sommet de son optimisme et de sa bonne humeur. Parfois, on se trouve envahi par la colère, l'angoisse, la peine... et les précieuses heures de notre vie, qui auraient pu être employées à profiter du printemps joli, sont gaspillées dans le désarroi. Personnellement j'ai passé une bonne partie de ma vie à mettre au point des stratégies de coping comme disent les psychologues américains - ou comment "faire avec" l'anxiété. Je pourrais m'étaler beaucoup plus, mais voilà déjà neuf idées qui ne mangent pas de pain (via Gretchen Rubin):

1- Avoir une activité physique. Sauf si votre problème du moment est précisément que vous avez la jambe dans le plâtre ou une double pleurésie, faire du sport ou quelque chose de physiquement exigeant (comme retourner la terre du jardin ou gratter le fond du four) présente deux avantages essentiels pour vous détourner de vos angoisses. D'une part, vous prêtez attention à votre corps, à votre respiration, à votre énergie, ce qui a généralement pour effet de vous calmer. D'autre part, vous faites quelque chose d'utile (si vous avez choisi de gratter le fond du four) ou de bon pour votre santé (si vous êtes allé courir), donc au moins votre temps de contrariété s'est trouvé bien employé.

2 - Ceci peut d'ailleurs être extrapolé au fait de faire une de ces choses utiles que l'on a tendance à repousser : trier ses paperasses administratives, aller chez le dentiste... c'est le moment de les faire : de toute façon la journée était déjà pourrie. Je peux témoigner : j'ai d'excellents souvenirs de dentiste dans ce genre de moments.

3 - Faire quelque chose de bien pour quelqu'un d'autre. Donner des infos, des contacts, porter les paquets de la vieille dame... Le système chrétien a fait ses preuves.

4 - Arrêter de ruminer. Même si c'est le premier réflexe que l'on a (surtout les femmes semble-t-il), se rejouer la scène qui nous a contrarié et imaginer mille scénarios à partir des moindres détails n'apporte rien de bien positif. Aller au cinéma est souvent une bonne option. Je recommande en particulier les films à grand spectacle ou pour enfants qui permettent de régresser un bon coup et de se laisser porter par des images et un rythme.

5 - Parler à quelqu'un d'important pour soi. Appeler son meilleur ami par exemple.

6 - Faire quelque que chose de fou-fou, futile, rigolo... jouer avec des enfants, manger des glaces, aller à la fête foraine, se déguiser en drag-queen...

7 - Agir comme on aimerait se sentir. Comme un acteur, travailler à donner une apparence de calme et de joie. Bien à faire dans le métro par exemple, en considérant les autres passagers comme des spectateurs vers qui il faudrait envoyer de la joie. Du coup les gens vous sourient, et vous redonnent de la vraie joie toute neuve. C'est du blanchiment émotionnel, en quelque sorte.

8 - Demander de l'aide. Ceci va avec le 5, mais on peut essayer de voir les choses de manière plus pragmatique : concrètement, qu'est-ce qui vous contrarie ? Y a-t-il des moyens de mettre fin à cette contrariété ? Toujours partir du principe que tout problème a sa solution.

9 - Aller se coucher de bonne heure. Le bonheur appartient à ceux qui dorment bien et beaucoup. Et les rêves de la nuit peuvent apporter des solutions, des éclairages ou des compensations.

27 avril 2010

I am the most important person

A fixer trop la lumière, on s'aveugle. Et certains, comme moi, tombent évanouis dans le trou noir de la lampe qui s'éteint.
On en oublie parfois que la personne la plus importante, c'est soi même. Il faut se garder de se perdre dans les autres, de concilier ou d'accepter les compromis. Ce serait se compromettre, littéralement - et entacher son essence, voire ruiner pour toujours son estime de soi. Il faut prendre soin de soi, en premier lieu et avant tout autre chose. Que peut faire un pompier s'il est blessé? Que peut construire un maçon s'il a un bras dans le plâtre?
Et avec un peu de chance, au bout d'un moment, la lampe deviendra inutile, car la lumière jaillera d'elle-même de nous sur les autres.

26 avril 2010

Printemps et autres saisons

La marche humaine n'est jamais qu'une chute toujours rattrapée de justesse.

L'expérience que j'ai de la vie humaine est aussi celle d'une succession de déséquilibres, d'une dynamique d'ajustement. Il y a le fantasme de la stabilité des pierres, mais je me demande s'il n'y a pas plus de bonheur et de haute vie dans le fait d'épouser cette dynamique, de la rendre fluide. L'équilibre n'est pas synonyme d'immobilité.
De sa marche on peut faire une danse.

La vie est vaste et mouvante. Je suis en ce moment serrée au cœur par l'évidence de sa brièveté ; le gymnaste qui s'élance pour un saut doit avoir, dans sa prise d'élan, la connaissance de la façon dont il va se réceptionner et dont son mouvement va se clore. Peut-être y a-t-il quelque chose dans le quotidien qui doit être cet entraînement du gymnaste, qui travaille le saut mais sait qu'il ne peut pas éternellement rester en l'air.

J'aime ce qui participe au mouvement mais donne des pistes d'ajustement : les échanges, les signes, et les saisons. Le printemps est merveilleux pour cela : le besoin de se tourner vers l'extérieur est très fort, et dans le même temps, il faut faire de la place pour toute cette nouveauté qui approche, il faut se laisser la place de germer et fleurir, en faisant place nette de ce qui est mort.

15 avril 2010

Joie fleurie du jeudi #33


Les bloggeuses sont actuellement en construction. Merci de votre patience.

9 avril 2010

Joies du jeudi #32

La douleur, la vraie, celle de la brisure amoureuse ou du deuil par exemple, vient gâcher le goût de l'air et rend à peu près impossible de profiter de quoi que ce soit. Et quand elle s'en va par l'effet de quelque magie, ou d'une belle chance, ou d'une victoire de la vie, on oublie sa couleur et la couche de poussière qu'elle venait poser sur chaque chose. C'est comme si elle appartenait à une autre vie.

Le souci en revanche éreinte et ronge, il joue à réveiller toute une cohorte de peurs qui n'avaient pas forcément besoin de ça... mais il n'empêche pas de jouir des moments d'amitié, des avocats à la vinaigrette, des chansons de Bob Dylan, des gens qui vous prennent dans leurs bras, du vin fruité, du soleil d'avril sur un Paris rayonnant, des bonnes idées, et de tout ce qui avance quand même.

5 avril 2010

La pensée du pire peut-elle conduire au meilleur ?

J'ai toujours vécu avec l'idée, je ne sais d'où héritée, que "le pire est toujours sûr" pour reprendre le mot de Freud (certains disent qu'il s'agit d'un proverbe espagnol, pour moi le mystère reste entier mais de peu d'importance : les mots circulent et ce pouvoir de circulation importe plus que leur origine). Autrement dit, j'ai toujours cru intimement qu'il fallait se préparer à ce pire ; aussi ai-je consacré de nombreuses heures de mon existence et beaucoup d'énergie mentale à me préparer à l'idée que je pouvais devenir aveugle, ou être mise en prison, ou torturée pour me faire avouer un secret d'État, ou réduite à la mendicité... et ce depuis mon plus jeune âge, disons depuis que j'ai été informée de la possibilité du malheur.

Assez récemment, s'est opéré en moi un revirement philosophique qui m'a permis de comprendre que se préparer au pire était non seulement une perte d'énergie, car la catastrophe n'a jamais le visage que l'on avait imaginé, mais une pratique nocive, car il s'agit bien de préparer le terrain au pire, autant dire de savonner sa propre pente pour glisser plus vite vers ce qui nous effraie. Envisager le pire, c'est déjà l'accueillir, lui préparer sa chambre en notre sein, alors que notre pensée aurait été tellement mieux employée à nous préparer au meilleur, nous mettre dans les dispositions d'esprit d'être réellement heureux.

Comme souvent, avoir conscience de la duperie de ce mode de pensée magique qu'est l'apprivoisement du pire est une chose, savoir s'en défaire en est une autre. Depuis quelques jours, je suis à nouveau prise à ce piège d'envisager l'horreur, de lui faire d'ores et déjà une place dans ma vie alors que je ne sais même pas encore si j'ai de bonnes raisons d'avoir peur. La sagesse voudrait sans doute qu'au moins je profite avec insouciance des moments présents, qui n'ont été entachés par aucune catastrophe. A quoi sert l'inquiétude ? Vivons heureux en attendant la mort disait Desproges en clignant de l'œil. L'on touche ici je crois à une question éternelle : peut-on être d'autant plus heureux que l'on sait que ce bonheur est précaire ?

2 avril 2010

La connerie et la leçon du balinais

Avant de poursuivre mon partage de notes sur le thème de la communication non-violente, je voudrais vous faire part de réflexions de simple bon sens, mais qui méritent peut-être d'être formulées car quand on en vient à se les faire il est souvent déjà trop tard...

Les ennuis arrivent rarement seuls ; ils préfèrent vous rendre visite par couples comme les témoins de Jéhovah, ou par hordes comme les Huns. Ce n'est pas un effet de malchance mais un effet de perte d'acuité de notre conscience ; comme lorsque nos sens sont émoussés par la fièvre et la lutte contre une infection, quand notre attention est absorbée par un premier souci prenant, on se trouve rapidement dans une sorte d'état second qui va faire que l'on va réagir moins vite, que l'on regardera moins avant de traverser, que l'on saura moins dire non à ce qui nous est nuisible, ou que l'on ne mesurera plus si aisément l'enchaînement des causes et des conséquences.
Là, on peut vite en arriver à faire une grosse connerie, une connerie d'inattention ou de faiblesse, un peu aidé parfois par notre pulsion de mort qui est là et qui veille. Une connerie d'une minute ou vingt secondes qui si le destin et notre épuisement s'en mêlent, pourra bien pourrir tout le reste de notre vie. La prise de conscience vient très vite après, mais une prise de conscience n'a jamais permis de remonter le temps et de corriger ses erreurs. Et là c'est le drame, parce qu'en sus de son souci d'origine, celui qu'on avait tant besoin de fuir en faisant de grosses conneries, on écope d'une angoisse monstrueuse à l'idée de la malédiction que l'on a pu attirer sur sa propre tête.

Que faire alors ? Je cherche encore. Si rien ne peut être réparé, l'urgence est probablement de se débarrasser de cette angoisse qui non seulement ne résout rien, mais n'est qu'un nouvel aimant à embrouilles. Une bonne pratique spirituelle doit aider dans ces cas-là, mais on ne devient pas un éveillé du jour au lendemain, et d'ailleurs un éveillé n'aurait sans doute pas fait la connerie pour commencer...

Il paraît que dans la culture traditionnelle balinaise, un homme qui apprend une mauvaise nouvelle commence par aller tout de suite se coucher. A mon avis, il y a là une vraie sagesse ; si vous commencez à avoir des soucis, arrêtez les frais, prenez soin de vous, ne tentez pas d'expériences nouvelles, voyez surtout des gens que vous connaissez depuis longtemps et en qui vous avez entière confiance, sortez peu, ne parlez pas à tort et à travers et surtout, dormez.
Et si c'est trop tard, que le mal est fait, dormir sera toujours la solution la moins risquée.


29 mars 2010

Quelques principes de communication non-violente

Notre analyse d'autrui est en fait l'expression de nos propres besoins et sentiments.

Nous pouvons remplacer le langage impliquant une absence de choix par un langage qui reconnaît le choix.

Préférer "En 20 matchs, je n'ai pas vu X marquer un seul but" à "X est un mauvais footballeur".

Exprimer notre vulnérabilité aide à résoudre les conflits.

Faire une distinction entre sentiments et pensées, entre ce que nous ressentons et ce que nous pensons être, notre interprétation des réactions ou comportements des autres à notre égard. Des adjectifs comme "ignoré", "incompris", "trahi" sont plus des interprétations des actes d'autrui que des sentiments réels. Les actes d'autrui peuvent être le facteur déclenchant, mais jamais la cause de nos sentiments.


Il y a 4 façons d'accueillir un message négatif : se sentir fautif, rejeter la faute sur l'autre, percevoir nos sentiments, chercher à percevoir les sentiments et besoins de l'autre.

Relier notre sentiment à un besoin : "Je me sens... parce que j'aimerais..."
Les jugements portés sur les autres sont des expressions détournées de nos propres besoins insatisfaits. Si nous exprimons nos besoins, nous augmentons nos chances qu'ils soient satisfaits. Si nous ne leur accordons pas de valeur, les autres ne leur en accorderont peut-être pas davantage. La dépression est la récompense que nous obtenons pour notre conformité.

Esclavage affectif = nous nous croyons responsables des sentiments des autres, et pensons devoir nous efforcer de faire plaisir à tout le monde.
Libération affective = nous prenons la responsabilité de nos intentions et de nos actes.

Les demandes sont à formuler en langage d'action positif. Celles qui ne sont pas accompagnées des sentiments et des besoins de celui qui parle peuvent être entendues comme des exigences. Lorsque notre interlocuteur entend une exigence, il ne voit que deux possibilités, la soumission ou la révolte.

Pour s'assurer que le message que l'on a émis est bien celui qui a été reçu, demander à son interlocuteur de le restituer ; remercier celui-ci lorsqu'il s'efforce de restituer le message ; manifester de l'empathie à l'interlocuteur qui ne veut pas restituer le message entendu.
Après avoir pris le risque d'exprimer nos sentiments et nos besoins, nous voulons souvent savoir ce que notre interlocuteur ressent, ce qu'il pense ou s'il est disposé à entreprendre une action spécifique.

Notre seule intention est de célébrer la façon dont notre vie a été enrichie par les autres.

22 mars 2010

Les mots sont des fenêtres...

Chose promise chose due, je vais vous faire partager au fil des jours prochains mes notes de lecture d'un excellent livre de vulgarisation consacré à la Communication Non Violente (ou CNV).

La CNV peut être résumée par la démarche suivante :
1/ J'observe un comportement concret qui affecte mon bien-être
2/ Je réagis à ce comportement par un sentiment
3/ Je cerne les désirs, besoins ou valeurs qui ont éveillé ce sentiment
4/ Je demande à l'autre des actions concrètes qui contribuent à mon bien-être

Il s'agit d'exprimer notre sincérité et d'écouter avec empathie, en utilisant les 4 composantes : observations, sentiments, besoins et demandes.
Selon J.Krishnamurti, observer sans évaluer est la plus haute forme de l'intelligence humaine. Pour moi, on touche ici à une sagesse proche de la Sémantique Générale - de quoi me faire à nouveau rêver à une utopie non-A...


Encore faut-il trouver en soi, face à telle personne particulière, les ressources de bienveillance nécessaire, l'envie de passer outre, de reconnaître en l'autre son frère en humanité, même s'il nous terrifie, même si l'on voudrait surtout le mettre à distance pour en être protégé. Encore faut-il pouvoir prendre le temps d'un vrai dialogue, un temps que la course du quotidien rend évasif et prompt à nous manquer. Il faudrait gagner petit à petit sur le temps consacré à faire les choses sans entièrement les choisir, sans vraiment y penser, pour donner ce temps au travail de l'écoute, de la meilleure connaissance de soi et des autres, vers une diminution du malheur du monde.
Comment voir en toi un frère si je n'ai qu'un instant pour t'apercevoir, te croiser dans la foule qui déjà m'oppresse et me broie ?

(à suivre)

21 mars 2010

Point d'étape

Dix jours plus tard, nous avons eu le temps de changer de saison, et moi j'ai tout juste pris conscience de mon silence prolongé sur ce chemin virtuel, sur les carnets qui m'accompagnent au jour-le-jour, tous ces supports écrits qui sont les adjuvants éternels de ma conscience. Comme si j'avais eu besoin de mettre un peu mon âme au repos après lui avoir fait courir un pentathlon.

J'ai l'impression d'avoir beaucoup trop parlé de moi pendant ces dix jours, à trop de gens et dans les mêmes termes, pour dresser le même état des lieux, poser une situation concrète certes mais... à quoi bon ? J'aurais peut-être eu davantage le sentiment d'avancer si au lieu de parler j'avais interrogé à mon tour tous ces gens qui avaient l'air de s'avancer vers moi avec des points d'interrogation ; j'aurais plus appris si j'avais cherché à connaître quelles étaient au juste les réponses qu'eux apportaient, pour eux-mêmes, aux questions auxquelles je tente de répondre avec maladresse.
Comment apprend-on à se taire et écouter, tout en donnant encore de soi ?

11 mars 2010

Joies du jeudi #31

Deux semaines d'un coup... et beaucoup de remuement, pour finalement revenir au calme, et à un fort besoin de sommeil.

* Boire du Vermouth de Santorin. Manger un bon gros baba au rhum, avec plein de rhum. Et des endives au jambon aussi, avant. Faire une tarte à la pistache.

* Découvrir Linda Perhacs et Walter Wegemüller. Commencer la journée avec Tom Verlaine, la finir avec Harold Budd ; fredonner avec Suzanne Vega.

* Recevoir un tableau magique et un dessin-talisman chasseur de tristesse.

* Nager. Chanter du K's Choice. Lire un petit roman suédois très agréablement troussé.

* Voir les photos de Catherine Deudon à la mairie du 9ème ; boire du jus de mangue avec la chargée de mission culturelle de l'arrondissement.

9 mars 2010

Missive

Ce soir, je voulais recopier ici quelques notes sur la "communication non-violente", prises à partir d'un livre dans lequel je me suis replongée après une longue latence...

Mais voilà que je trouve dans ma messagerie ces mots de mon correspondant tourangeau (et néanmoins peintre), mots qui m'ont causé un tel plaisir que je ne résiste pas à celui de les partager :

Tu peux devenir une figure d'amour puissant, ne te laisse ni détruire, ni avoir, réponds aux besoins de ta vitalité profonde, tu serais une Perséphone qui ne se ferait pas enlever, retrouve de ta superbe malgré le deuil, car tu es superbe. Envole toi et danse. Avec le temps, rien ne s'évanouit, mais on s'habitue à ces traces incompressibles. Laisse donc les cons de coté, surveille toi, fais attention de ne pas te laisser aller, garde ta ligne, car tu en as la force, ne doute plus de toi, je te dis tout ça parce que je t'aime, vu que t'es mon auteur, non, je t'adore et c'est mieux ainsi, car on pourrait inventer un autel ou nul ne paierai de sa vie, mais gagnerait de sa santé.

Franchement, après ça, est-ce que je peux encore me permettre de mal dormir ?

6 mars 2010

Notes du carnet de soie

Toute méditation commence par une prière pour le bien de tous les êtres.


"Seule compte, seule est efficace la vérité que nous découvrons nous-mêmes."
- Alexander David Neel




Si ma vie devait être un film, il faudrait que le réalisateur accorde une attention spéciale à ces frémissements qui vont déterminer les séquences suivantes en me faisant m'affilier à telle ou telle (mais non n'importe quelle) église ; toujours des fins de règne ou de cycle, moments de recomposition où l'avenir se fomente.

2 mars 2010

Exercice de pensée positive

ne pas dire

je suis épuisée

mais

je comprends combien le sommeil est précieux

pas

tu m'oublies

mais

tu me laisses le temps de m'occuper de moi

pas

je vis dans un grand sentiment d'insécurité

mais

tant de choses sont possibles

pas

j'ai le cœur broyé par la mélancolie

mais

j'ai retrouvé le besoin d'écrire et une forme d'hypersensibilité à la musique

pas

tu me manques

mais

il y a des gens qui sont là pour moi et avec qui je me sens bien

pas

je suis déçue

mais

c'est le moment idéal pour avancer


pas

je vieillis

mais

je connais de plus en plus de chansons

pas

tout le monde s'en fout

mais

créer transmue toute perte en un acte d'amour que recueille celui qui passe

Echevelée

Ces jours-ci j'ai décidé (mais est-ce vraiment une décision?) de faire corps avec ma folie. Le monde est hors de ses gonds, le vent ravage les côtes et les failles secouent le Pacifique, la vraie folie serait de chercher une cohérence, alors que tout aspire au chaos.

Alors je danse avec le chaos, je tourne sur la platine, j'improvise avec la basse, je rêve avec l'armoise, j'héberge les insensés. Je me laisse porter par une lune de haute magie.