8 octobre 2010

Joies du jeudi #39


* Mon neveu-issu-de-germain, Raphaël, 51cm, 3.77kgs, né sous le signe de la Balance avec quelques jours d'avance. Je ne l'ai pas encore vu mais ce petit ange-là a déjà toute une place dans mon cœur.

* Le même jour, mes retrouvailles avec Estelle, ma meilleure amie d'enfance, perdue de vue à peu de choses près depuis dix ans. Des retrouvailles improbables, à la maison des familles de l'hôpital Necker, à discuter dans la cuisine commune jusqu'à 1h du matin… Les choses reprennent leur place, la vie donne, reprend, redonne les affections et les richesses. Il reste tout un avenir à vivre.

* Profiter des agréables restaurants du 19ème : le Café Caché du 104, le Bastringue… et du calme du quartier, sous la pluie ou le soleil joli.

* Voir encore de nouvelles têtes à la réunion de la Compagnie, et sentir une belle énergie chez tous pour les projets de la saison 2010-2011.

* Passer du temps fort apaisant à faire des paquets pour swap-bot et en profiter pour remettre le nez dans des recoins (boîtes et tiroirs) de mon appartement laissés trop longtemps inexplorés.

* Dormir un peu trop tard, prendre soin de ma petite personne, me convertir au layering.

* Passer un samedi d'une coolitude parfaite, entre bonnes adresses de la rue des Dames, mélanges étranges d'amis, rencontres improbables, et merveilleux concert de Fihn Razhel au Kibélé. La très bonne nouvelle, c'est qu'ils ont sorti un album.

6 octobre 2010

Solitudine


La solitude est une amie trompeuse. On a beau s'en méfier, au bout d'un moment elle sait se rendre indispensable. J'aime bien la différence que fait la langue allemande entre
allein et einsam. Je peux être allein (seule) sans me sentir seule (einsam). Parce que ma solitude me tient désormais compagnie.
Elle est là, toujours autour de moi. Elle est au petit soin, m'entoure d'un cocon protecteur. Au bout d'un moment, elle se place entre moi et les gens, comme un sas. Le silence est son mode d'expression, le calme est son activité.

Mais depuis quelques temps je me demande si d'avoir atteint la paix dans ce mode de relation n'est pas dangereux. Il est bien de pouvoir s'occuper avec soi-même et je me réjouie que l'ennui ne fasse plus partie de mon existence ; mais j'ai peur d'avoir passé tellement de temps seule que le retour à la vie en société sera presque impossible.


Autant on peut penser sous les poncifs que notre monde va trop vite, que nous sommes trop dépendants des autres et que les relations sociales sont devenues un cache-misère de notre vide intérieur, autant l'absence de relation n'est pas une solution non plus. Comme le hasard me fait des clins d'oeil en ce moment, il a mis sur mon chemin le parcours de Xavier Rosset et ses 300 jours passés seul sur une île déserte. D'une manière extrême, il a expérimenté la solitude et la perte de repère, et son
corollaire le plus effrayant: l'absence de discussion, avec les questions qui restent sans réponse. Nous avons besoin des autres pour penser, pour apprendre, pour découvrir des choses nouvelles.

Il faut voir notre vie comme un pèlerinage: en réalité, le temps pour rassembler notre paquetage intérieur est assez court. Mais on a besoin des autres pour avancer.

Pour moi aussi arrive le temps de me remettre en route.

5 octobre 2010

Via combusta

La lune meurt et s'apprête à renaître. Sa lumière déclinante charrie des pensées de mort, d'éreintement, de fleurs fanées. Les feuilles d'aulne roulent sur la chaussée que mouille une petite pluie sans entrain. C'est le moment de clore les vieux livres, dénouer les vieux procès, pardonner. Jeter, vider, épurer. Faire place nette pour ce qui s'érige.

La lune mourante nous dit que l'on a le droit d'être fatigué, de dormir une heure de plus et de ne pas avoir envie de sortir. Il y a d'autres temps pour la création, le franchissement de frontières inédites, la mise au défi de sa propre vie. On peut attendre le printemps pour ça, ou la nouvelle lune. Là quoi qu'on en dise, ça ne sonne pas juste : on en a envie, on sait qu'un nouvel élan est nécessaire mais le bond n'est pas dans ses jambes, et l'on reste assis.


Avec la nouvelle lune se lèvera l'expression de la beauté. Dans ses rayons blancs on dansera comme jamais, on écrira des scènes fulgurantes pour la grande œuvre dramatique de l'année, on composera des mélodies à faire pleurer les anges du firmament.
Les rêves baignés par sa candeur, sur un oreiller de lait, joueront au tric-trac avec les vieilles amours.

C'est le moment, dit-on, de voir si ses valeurs sont en accord avec le chemin qui conduit au plus haut de soi-mêmes et à son bonheur. C'est le moment de gagner en clairvoyance sur ses schémas relationnels, retrouver ses trésors enterrés et ses squelettes dans le placard.

4 octobre 2010

Economie de la connaissance

En faisant du rangement chez moi hier (on m'avait fait remarquer il y a quelques années que je donnais l'impression de passer ma vie à faire du rangement, ce qui paraissait d'autant plus fou qu'à l'époque je vivais dans 15m² et dans un désordre assez conséquent), je me suis aperçue que l'encombrement matériel n'était qu'une petite partie de mon problème. Je ne peux pas m'en sortir purement en donnant toutes mes affaires sur Freecycle, parce que le nœud gordien qu'il m'appartient de trancher est celui de la gestion de la mémoire et de l'information.

Qu'est-ce qui prend le plus de place chez moi ? (à part mes vêtements, hum)

Des carnets, des documents de formation, des albums photo, des livres, des images découpées dans des magazines. De la paperasse, dont une bonne partie de souvenirs ou de choses conservées "pour mémoire". Qu'en faire ?

Je suis intimement convaincue qu'il n'y a qu'une seule gestion de l'information digne de ce nom, qui est de savoir les choses par cœur. J'ai lutté avec ce problème à peu près depuis que je suis scolarisée. Je prends des notes sur quasiment tout ce que je lis, j'ai systématiquement un carnet sur moi (depuis mes 14 ans), je documente mon quotidien, je garde des traces et je vis avec l'exigence de savoir. C'est une injonction cruelle pour quelqu'un qui a une mémoire de râpe à fromage. Et tout ça pour quoi, au juste? Je ne suis pas sûre d'aimer le savoir pour lui-même, en revanche je l'aime comme lien et accès aux autres. C'est pour cela que de plus en plus je réponds à l'engorgement de la libido sciendi par le partage : faire circuler l'information, la mettre en ligne ici ou ailleurs. Partager est d'ailleurs le meilleur moyen que j'aie trouvé pour mémoriser les choses (utiliser tout de suite un nouveau mot que je viens d'apprendre, raconter une nouvelle blague…).

Après, reste le problème des informations qui bénéficient d'une présomption d'utilité. Les bonnes adresses par exemple, "trucs et astuces" et autres coordonnées. Là, l'intérêt d'une bonne classification systématique se fait sentir. Et dès qu'une information est obsolète, la dégager.

Enfin il y a ce qui relève purement de la muséographie personnelle, supports de rêverie nostalgique ou symboles concrets du lien demeurant avec un autre soi, le soi d'hier. J'ai même des heures de films reprenant des moments forts de plusieurs années de ma vie, jamais montés.

Je ne désespère pas d'un jour venir à bout de tout cela, en commençant par me débarrasser de l'urgence de tout noter, en utilisant le plus tôt possible les informations qui me parviennent (en Last In First Out) et en faisant un tri radical dans tout ce que j'ai pu accumuler jusqu'à présent.

J'y crois.

Quant à mes albums photo….


*


Je clos ce billet en vous engageant à lire celui de Danielle Laporte sur La loi de la chaise moche. On reste dans le thème.

Et résurrections à l'aurore

Il faudrait se coucher tôt le dimanche soir. Parce qu'une fois que la nuit est installée, on se trouve nu face à la mélancolie de la fin de semaine.

La beauté qui broie le cœur.
Le sentiment aussi d'avoir perdu sa vie dans les détails, dans le dérisoire de notes marginales.

Je n'arrive pas à avoir de la peine pour mon passé, je suis juste prise à la gorge par l'urgence de vivre bien. Comment fait-on pour entrer dans l'œil de son cyclone, être au plus près du tremblement de son essentiel ? Paralysée de rêverie, je laisse mes jours filer comme un refrain entre mes dents. Le temps a tant passé et qu'ai-je fait, moi qui ne sais même plus aujourd'hui pleurer mes morts.

Peut-être y a-t-il quelque part dans le columbarium du Père Lachaise, ou les feuilles mortes sur les contre-allées de mon enfance, ou la folie d'un musicien perdu de vue, une part de mon propre secret qui m'échappe, et que je devrais manger, comme le gâteau d'Alice en son pays des merveilles, pour grandir.

La nuit dernière je rêvais de ma bibliothèque, habitée de toute une collection de livres de métaphysique que je regardais avec appétit. Derrière ces couvertures argentées comme les J'ai Lu de science-fiction, dormaient des manuels pratique d'accès aux clés de l'univers. Tout allait être clair, ce n'était qu'une question de travail.


2 octobre 2010

Merci samedi #1

Je voudrais essayer de lancer cette habitude, faire le bilan d'une semaine et un souhait réalisable pour la semaine à venir.

Alors merci à cette semaine pour:
-m'avoir permis de tourner la page. C'est comme si un poids énorme était parti. Soulagement intense.
-être de retour chez moi et aimer ça
-avoir des nouvelles d'amis lointains, ça fait du bien
-m'enchanter de l'automne

Pour la semaine à venir je me souhaite:
-du travail.


1 octobre 2010

These are a few of my favorite things

J'aime :

Le scat. L'insouciance. La mémoire des corps. Les fontaines au centre des patios. Les adjectifs. Les langues étrangères. Les eurasiens. La vodka au melon. Les chaussures de pin-up. L'esthétique polaroid romantique-rock de la blogosphère. L'humour geek. La tension érotique. Le lassi à la rose. Le cocktails originaux. Le cresson. Les petits carnets très fins. Les poussins et les canetons. Le bruit d'un éventail qu'on replie. Le liberty avec une dominante rouge. Les balançoires. L'orthographe. Les oranges pressées. Les œufs à la coque. Les blocs de post-it. Les poils. Les piscines avec un bar dedans. Les soirées à thème. Les peaux hâlées. Les plats à la citronnelle. Les gros hortensias qui hésitent entre le vert et le rose. Les poignets. Rêvasser au lit le matin. Lynyrd Skynyrd. Les gens simples. Les gens qui ont un univers mystérieux. Les Matins de France Culture. Les potagers. Les grenats. Les petites hélices multicolores aux balcons. Les seins. Les graines. Le chant d'un ruisseau de montagne. Le Brillat-Savarin. Les montres à quartz. Le kathakali. Les fleurs d'hibiscus rubescentes derrière les oreilles des Balinais torse nu. Les bulles de savon. Les plantes grasses. Les mandarines corses. Les machines à écrire. Les amis qui vous prennent dans leurs bras. Les jouets en bois. Les boîtes à casse-croûte en fer blanc. Les cabinets Renaissance. Les taches de soleil sur les façades. Savoir que l'on peut changer. Danser. L'herbe-à-fées. Les glissements. Le musc. Avoir le droit. Les étirements. Le bouillon de poule. Avoir fait ce que l'on avait à faire. La poésie. Traduire. Le bruit des feuilles mortes. Les marrons d'Inde. Le velours côtelé. Tumblr. La bière ambrée. Héberger des amis. Les fougères. Recevoir du courrier dans une belle enveloppe en papier gaufré. Me déguiser. L'improbable. Le rami. Regarder les gens dans le métro. Les petits enfants noirs. L'odeur de la feuille de figuier. Le gras du jambon cru. La glace qui commence à fondre. Découvrir un nouvel appartement. Ouvrir une surprise. Les petites joues qui remontent quand on sourit. Les couleurs vives. Le raifort. L'Allemagne. Les hauts tournesols. Les bulbes qui commencent à germer. Les billes nacrées. La mozzarella di buffala. La force physique. Marcher. L'odeur de la terre humide. Les huîtres. Les jupes de tennis. Les grains de beauté. Le teck. La vie. Les drapeaux arc-en-ciel. Les chaussures salomé. La rapidité du ragga muffin. M'asseoir en lotus. La confiture de rose avec de vrais pétales dedans. Les zéliges. Les adjectifs. La coriandre. L'air bête des paons. Une grande tasse de café le matin. Les boîtes en carton. Les diamants jonquille. Les petites comédies hollywoodiennes d'autrefois. Les motifs de cerises. La laque. La jolie lingerie. L'attendrissement. La rythmique punk-rock. Les chaussures jaunes. Les pots à crayons. Le verre filigrané. Les perfectos. Le beurre demi-sel sur du pain frais. L'odeur de l'enduit frais. Les accents. Les coups de foudre amicaux. Entraîner les gens dans mon sillage. Les tutus. Les feuilles de ginkgo. Allumer mon brûle-parfum. Borobudur. Les vestes cintrées. Le foie gras. Le fenouil cru. Le pamplemousse. Marcher sur la pointe des pieds. Coller des pétales sur sa peau nue. Recevoir des compliments. Les petits crayons de couleur. Les chaussures qui donnent l'impression qu'on a de petits pieds. Les girolles. Les claviers. La photo. Dormir, rêver peut-être.

30 septembre 2010

Joies du jeudi #38

* Écouter Wolfmother, Gainsbourg revu par Fred Frith, et faire le plein de nouvelles musiques à découvrir. Reprendre mes échanges de MP3 avec l'inspirante et soyeuse Fanny. Donner du caractère aux petits matins pluvieux avec Siouxsie and the Banshees.



* Offrir une nouvelle vie à mes vieux vêtements grâce à une formidable soirée de vide-dressing chez Olivia.

* Marier ma cousine en rouge et noir. Manger du foie gras avec un chutney. Saluer Léon Gambetta dans la salle des mariages de la mairie du XXème. Garder le bouquet.


* Parler de Koltès avec un ancien de ma khâgne devenu réalisateur. Trouver très agréable de croiser des gens spontanés et créatifs.

* Découvrir AU COIN DU JEU, la nouvelle boutique du Ludomancien, et y essayer de chouettes jeux - j'espère premier samedi après-midi ludique d'une longue série.

* Manger du rôti de bœuf tout moelleux. Découvrir le nouveau restaurant du Cent Quatre.

* Rêver en arpentant les replis cachés de l'Est parisien, et en lisant quotidiennement des annonces immobilières. J'aime énormément mon quartier, mais l'idée de changer de décor, de me réinventer un intérieur et de découvrir un nouvel environnement m'excite énormément.

* Me poser tranquillement chez moi, reprendre possession de mon espace et de mon temps.

* M'étirer, prendre plaisir à être un corps (et non pas avoir un corps).

* Apprendre qu'un de mes amis a passé ses vacances à faire précisément ce que je rêverais de faire si j'avais dix jours devant moi : rencontrer des gens intéressants, vivre dans la spontanéité, et faire un stage de danse dans un endroit bucolique. C'est donc possible. Je prends cette coïncidence (j'avais noté ce vœu quelques jours plus tôt mot pour mot : faire un stage de danse dans un endroit bucolique) comme un encouragement à suivre mes envies profondes.

* Me découvrir capable de profiter de l'instant sans arrière-pensée, de voir l'humour des situations, et de considérer que les problèmes des autres n'étant pas les miens, il n'y a pas de raison qu'ils m'atteignent.

29 septembre 2010

Grand pardon


“Forgiveness is an act of creation…How does one know if she has forgiven? You tend to feel sorrow over the circumstances instead of rage, you tend to feel sorry for the person rather than angry with him. You tend to have nothing left to remember to say about it all. You understand the suffering that drove the offense to begin with. You prefer to remain outside the milieu. You are not waiting for anything. You are not wanting anything. There is no lariat snare around your ankle stretching from way back there to here. You are free to go. It may not have turned out to be a ‘happily ever after’, but most certainly there is now a fresh ‘Once upon a time’ waiting for you from this day forward.”

- Dr. Clarissa Pinkola Estes


And I'm singing

(Thanks to Naïs for the following message)

J'ai fait la paix
J'ai dit la vérité
J'ai coupé mes cheveux
J'ai un miroir qui mincit
Je me trouve objectivement plutôt pas mal
J'ai fait ce que je devais
Je fais ce que je veux
Je ne me mets plus de dateline

J'ai l'impression d'être moi de nouveau - enfin

La leçon de mes 14 ans


I'm broke but I'm happy
I'm poor but I'm kind
I'm short but I'm healthy, yeah
I'm high but I'm grounded
I'm sane but I'm overwhelmed
I'm lost but I'm hopeful baby

What it all comes down to
Is that everything's gonna be fine fine fine
I've got one hand in my pocket
And the other one is giving a high five

I feel drunk but I'm sober
I'm young and I'm underpaid
I'm tired but I'm working, yeah
I care but I'm worthless
I'm here but I'm really gone
I'm wrong and I'm sorry baby

What it all comes down to
Is that everything's gonna be quite alright
I've got one hand in my pocket
And the other one is flicking a cigarette

What it all comes down to
Is that I haven't got it all figured out just yet
I've got one hand in my pocket
And the other one is giving the peace sign

I'm free but I'm focused
I'm green but I'm wise
I'm shy but I'm friendly baby
I'm sad but I'm laughing
I'm brave but I'm chicken shit
I'm sick but I'm pretty baby

And what it all boils down to
Is that no one's really got it figured out just yet
I've got one hand in my pocket
And the other one is playing the piano

What it all comes down to my friends
Is that everything's just fine fine fine
I've got one hand in my pocket
And the other one is hailing a taxicab...

(Alanis Morissette)

24 septembre 2010

Solitude standing


“Cherish your solitude. Take trains by yourself to places you have never been. Sleep out alone under the stars. Learn how to drive a stick shift. Go so far away that you stop being afraid of not coming back. Say no when you don’t want to do something. Say yes if your instincts are strong, even if everyone around you disagrees. Decide whether you want to be liked or admired. Decide if fitting in is more important than finding out what you’re doing here. Believe in kissing.”

– Eve Ensler

21 septembre 2010

Equinoxe de l'an nouveau

Au terme d'un été qui a été radieux pour Naïs et pénible pour Nine, il est temps pour nous de nous poser en ce jour d'équinoxe. Moment de gratitude pour nos joies passées et d'appels pour nos souhaits, à l'aube de la saison nouvelle. Nouvelle lune, nouvelle année qui débute par l'automne, cette saison rougeoyante qui sied si bien à nos cœurs en feu.


* Avoir enraciné des amitiés, su rencontrer des personnes nouvelles, même si leur passage a été trop court

* Avoir créé dans son quartier des liens et des habitudes

* Avoir créé avec soi-même une relation plus bienveillante, un nouveau visage et un début de vraie sérénité

* Avoir découvert le remède infaillible qui fait passer à Nine ses coups de blues

* Avoir entamé une réflexion professionnelle qui n'est encore qu'un frémissement, mais qui ouvre la porte à bien des possibles et va de pair avec cette nouvelle bienveillance-pour-soi

* Se découvrir heureuse seule et curieuse des autres

* Avoir accepté des compliments

* Avoir commencé à poser les bases d'une vie plus légère, plus simple et moins encombrée

* Avoir fait certaines des choses que l'on voulait faire de cette année. Pour Naïs : travailler pour Shi-zen, rendre visite à Nine à Berlin, avoir une activité physique régulière... Pour Nine apprendre des poèmes, lire beaucoup, fabriquer des objets du quotidien et survivre à la rupture



Nous entrons ce 22 septembre dans la 219ème année du calendrier républicain français. Puisse cette année nous apporter :

* de connaître des joies familiales inédites

* de joindre abondance et frugalité : gagner plus en sachant vivre de moins

* d'avancer sur le chemin du meilleur de soi

* d'être plus à l'écoute des autres (parler moins fort et plus calmement, écouter davantage, apprendre toujours)

* d'apprendre à se taire quand on n'a rien à dire

* d'éclater de grande santé

* une vie toujours plus simple, plus légère, plus spontanée

* professionnellement, de trouver une place à laquelle on se sente bien sans arrière-pensée et où l'on puisse faire rayonner son talent, donner, donner, donner

29 août 2010

Ne rien faire pour accomplir plus


Alors que je m'apprête à partir loin de cet ordinateur, de mon téléphone et de toutes les distractions urbaines pour deux semaines de vrai otium méditatif, je lis ces mots tellement de circonstances :

" Dans la science védique, la vénérable philosophie de l'Inde, [le principe naturel] est connu en tant que principe de l'économie d'effort, ou faire moins et accomplir plus. Il conduit au stade ultime où sans rien faire, vous accomplissez tout. Il permet à l'idée la plus fragile de trouver sa manifestation, sans qu'il en coûte le moindre effort. Ce qui est communément appelé un miracle est en réalité une expression de la Loi du Moindre Effort. "

- Dr Deepal Chopra

27 août 2010

Le voyageur

" Le voyageur - Celui qui veut seulement, dans une certaine mesure, arriver à la liberté de la raison n’a pas le droit pendant longtemps de se sentir sur terre autrement qu’en voyageur, - et non pas même pour un voyage vers un but dernier ; car il n’y en point. [...] Il faut qu’il y ait toujours en lui quelque chose du voyageur, qui trouve son plaisir au changement et au passage. [...] Nés des mystères du matin, ils songent à ce qui peut donner au jour, entre le dixième et le douzième coup de cloche un visage si pur, si pénétré de lumière, si joyeux de clarté, - ils cherchent la philosophie d’avant-midi. "


" Ceux qui prétendent défendre la valeur absolue des choses ne font que reconduire le passé, le « traîner un peu plus loin à travers le temps ». Plus encore, ils ne vivent même pas au présent, tant ce passé les domine. Ainsi, la connaissance de soi-même s’engage dans une rupture avec cette surdétermination venue du passé. [...] Pour s’émanciper des sentences morales, il faut se désintéresser de son identité : seuls ceux qui se considèrent comme inconnu pourront se découvrir comme différents de ce qu’ils étaient jusqu’alors. "

- Nietzsche

19 août 2010

Myopie

On se trompe souvent sur les gens.
On les croit mieux, plus fort, plus grand que soi ;
On les envie pour ce qu'ils ne sont pas.

Cela a quelque chose de rassurant. Peut-être qu'en fait, on se trompe aussi sur soi?

17 août 2010

Vent d'ouest

Le vent d'ouest souffle le renouveau
Rentrée, année, espoir, j'ai envie de croire
Que le changement est en marche, et me pousse
Vent d'ouest, senteurs d'avant
Je hisse les voiles vers un nouveau port
J'aimerais savoir ce que me réserve le voyage
Préparer les escales
Je n'ai qu'une carte
Celle de mon envie
Bon vent.

16 août 2010

La migraine et l'inspiration

Après une longue conversation avec un ami à propos de choses aussi diverses que la méthode GTD, la pression sociale sur les filles célibataires et l'importance d'être assisté par son inconscient dans la réalisation de ses objectifs conscients, je suis particulièrement motivée aujourd'hui pour poursuivre mon travail d'épurement de mon quotidien, à commencer par cette chose que l'on regarde tous les jours (enfin, je parle pour moi mais je sais que c'est un mal très répandu), pendant un temps parfois assez long, alors que l'on pourrait utiliser ses yeux pour regarder bouger les branches dans le vent ou un film de Zurlini : sa boite mail.
Me voilà donc utilisant ma journée de migraine à effacer des archives et classer des notes dans l'espoir pas si fou d'arriver à tout vider. Du coup, j'ai retrouvé ces quelques conseils du Dr. Deepak Chopra :

1. Prendre des habitudes de pratique spirituelle ; méditer 30 minutes le matin et immédiatement après le travail. Prendre soin de son corps en faisant une demi-heure par jour d'activité qui stimule le cœur, et du yoga 2 à 3 fois par semaine. Bien manger, et ne pas utiliser les drogues ou l'alcool pour masquer un déséquilibre.

2. Ce n'est pas la pensée positive qui permet de faire advenir les coïncidences qui vont dans le sens de notre désir, c'est la pensée créative. On peut redouter l'inconnu, mais en vérité, tout est inconnu car nous créons chaque instant.

3. On crée à partir de son intention et de son attention. Donc si on prête attention aux mauvaises expériences et aux sentiments négatifs du passé, c'est eux que l'on va répéter.

4. Faire une carte heuristique de tous ses souhaits dans tous les domaines de sa vie ; la contempler après sa séance de méditation et au cours de la journée. (Ce conseil-là, j'ai bien envie de l'essayer)

5. Quand on ressent un malaise (colère, jalousie, contrariété, etc.) , marquer une pause et prendre simplement acte de ce sentiment. Puis se concentrer sur sa tension physique et respirer jusqu'à ce que le sentiment s'estompe. Simplement marque cette pause crée l'espace nécessaire pour choisir autre chose que le malaise.

6. Inviter ses modèles et archétypes à s'incarner à travers soi, et de manifester leurs qualités que l'on souhaite s'approprier dans notre vécu quotidien. C'est un peu le sens de la prière aux saints pour un catholique, il me semble. (mon inspiration personnelle du moment : un bel exemple d'énergie féminine non-conventionnelle).

7. Chaque soir, prendre cinq minutes avant de dormir pour se rejouer les événements de la journée, comme un film mais sans jugement. Ceci accroît la conscience que l'on a de notre façon d'être au monde et informe des changements que l'on pourrait avoir envie de faire.

14 août 2010

Get in the swing


"Life's as kind as you let it be"
- Charles Bukowski

12 août 2010

Joies du jeudi #37

* Me remettre l'oreille et la voix aux langues étrangères

* Essayer des vestes 80's et des dirndl

* goûter la bière pragoise, les Bismarck mit Brötschen, la currywurst végétalienne, le quark aux herbes maison…

* lâcher un peu prise sur l'organisation de mon quotidien immédiat ; accepter une part d'improvisation et d'incertitude

* dans le même temps, commencer à prévoir un long séjour en Asie au mois de décembre

* revoir de vieilles amies et chanter sur les tubes de 1996 (je vous ai mis les version karaoke, je sais que vous en avez envie aussi, inutile de nier)

* être réveillée par la voix de Bryan Ferry

10 août 2010

Désabonnement

Aujourd'hui j'ai fait un acte fort.
Un tout petit acte fort, une micro-intervention sur ma vie, un pas de souris sur mon chemin. J'ai demandé la résiliation de mon abonnement à Beaux-Arts Magazine. Après des années de loyauté et d'excitation, j'ai accepté l'idée que je n'avais plus le temps de le lire, ou que du moins c'était un temps que je ne prenais plus. Cette année, je n'ai fait qu'empiler les numéros les uns sur les autres en me disant "bientôt, bientôt". Et pourtant le tentation est grande d'ancrer son identité par certaines affiliations - les abonnements, les encartages, le restaurant du coin et les habitudes de consommation. J'ai eu la carte de fidélité de chez Androuet, d'un des derniers labos photo à sortir le noir & blanc en 24h, du Théâtre National de Chaillot, du restaurant japonais de la rue Godot de Mauroy ; je me suis abonnée à des dizaines de flux RSS, de jolis tumblr et de newsletters que je ne lis pas. Mon fantasme secret est d'avoir un secrétaire particulier, qui trie les informations pour moi, réponde aux messages sans valeur ajoutée, traite l'administratif, me préparer une revue de presse et saisisse mes notes dans un wiki. A défaut d'avoir à disposition une stagiaire de moi-même, il me reste la possibilité de revoir mes ambitions à la baisse. Plus d'abonnement à B.A.M donc - je conserve toutefois celui à S!lence qui reste une bouffée d'air dans mon environnement de petite cadre décadrée…

Non seulement on peut être être fidèle à ses goûts sans le montrer, sans livres à soi et sans badge d'appartenance, mais l'habitude est une chose tellement puissante qu'il faut y être attentif. La lecture d'un mensuel est quelque chose de trop espacé dans le temps pour être une habitude ferme, mais déjà assez fréquent pour être intrusif. Une habitude, pour qu'elle nous façonne, doit être quelque chose de quotidien. Lire et écrire tous les jours, par exemple. Fut-ce écrire une note de blog et lire un vieux numéro de B.A.M. ...

9 août 2010

Sein und Zeit

En rentrant de la large ville de Berlin, Paris m'a semblé étouffante et mesquine, les petites rues du 9ème se grimpant les unes sur les autres, les vélos circulant en intrus entre les automobiles… et après quelques jours dans le calme appartement de ma co-bloggeuse préférée, je suis à nouveau prise aux poumons par la surcharge de mon propre logis. Alors même que de là-bas, des moments partagés, j'ai éprouvé le besoin de ramener des témoignages matériels - des bijoux, des disques, des photos… Je pourrais simplement vivre mes promenades, et revenir chez moi avec sous le bras le petit sac avec lequel j'étais venue, sans devoir acheter une valise pour rapporter mes trouvailles (fussent-elles une moisson de joyeuse musique).

Je veux de l'espace et du temps.

Du temps pour finir de lire les livres que j'ai empruntés à mes amis, pour enfiler des perles, pour écrire du vrai courrier sur du vrai papier avec de vrais timbres dessus, pour écrire du faux courrier qui glisse sur la toile, aussi, pour cuire des oignons nouveaux dans une cocotte en fonte, pour filtrer du rhum arrangé, pour dormir, pour comprendre l'épaisseur de mes rêves.

De l'espace pour y voir plus clair, pour improviser, pour rester à l'écoute de ce que je veux et ce qui vient.

27 juillet 2010

J'ai le droit




d'être malheureuse

d'être fatiguée
d'être en colère
d'être déçue
de ne pas comprendre
de vouloir comprendre
de ne pas me contenter de rien
d'être chiante
de me plaindre
de ne pas réussir à tous les coups
d'être paresseuse
de ne pas être superwoman
de vouloir être superwoman
d'être comprise
d'être heureuse
d'être aimée.

26 juillet 2010

Résolutions du moment

* Formuler le moins possible d'affirmations sur moi-même. Éviter surtout les affirmations négatives ou liées au passé, l'expression de mes peurs ou réticences présentes, et tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une auto-malédiction. Ces derniers temps, je suis travaillée au corps par le passage du temps et je tends à me laisser aller à me comparer à tort et à travers avec toutes les filles que je côtoie, et à m'installer en position d'infériorité. Chaque crainte que je formule se visse plus profondément en moi. La vérité, c'est que personne ne nous sort jamais des marais de l'auto-dévalorisation, puisque de toute façon, dans ces moments-là, on n'est pas à même d'entendre les compliments que l'on peut nous offrir.

* Le corollaire de cette résolution est de tourner mon attention vers les autres. Les écouter vraiment quand ils parlent, leur témoigner une sincère curiosité, laisser mes réticences au placard et me dire qu'ils ne vont pas me manger. Surtout si je viens à eux pour les connaître, avec cette question en tête : comment me comporter pour faire que cette personne se sente bien ? Par exemple, si je parle avec quelqu'un qui fait des blagues, ne pas entrer dans un duel d'humour, mais plutôt tendre à l'autre des perches pour qu'il puisse poursuivre la démonstration de ses propres talents d'humoriste.

* Tirer le maximum de joie de l'instant présent, même et surtout si les choses ne se déroulent pas comme prévu. J'ai été profondément remuée par Versailles rive gauche que j'ai regardé récemment. A vrai dire j'ai trouvé ce film insupportable tant je m'identifiais au personnage principal. Je crois qu'il faut partir du principe que la vie ne fait que des cadeaux : tout ce qui arrive est une chance.

* Fortes fortuna adiuvat. Le quotidien est plein de petites frontières à franchir, et de peurs desquelles s'affranchir. Des choses aussi simples parfois qu'écrire à des gens que je ne connais pas, jouer au badminton, ou envisager de me faire un jour percer les oreilles.

14 juillet 2010

La joie du moindre encombrement

Il y a peu, je suis rentrée chez moi un soir avec une envie furieuse de faire le vide, de libérer mon espace et mon esprit. Mon appartement était en désordre, rempli de poussière blanche à cause des travaux de ravalement, ma cuisine débordait de vaisselle… N'écoutant que mon besoin d'air, j'ai passé la soirée à faire le ménage jusqu'à deux heures du matin, et surtout j'ai pris une décision inédite, complètement à contrepied de mon fonctionnement habituel : j'ai enlevé tout les objets qui avaient élu domicile sur mon bureau, les quatre boites range-machins, les deux trousses et les trois pots à crayons, et je n'ai plus laissé que ce dont j'allais me servir au quotidien. Un seul pot, une poignée de crayons, c'est tout. Je pouvais enfin profiter de la surface noire brillante de mon bureau, assortie à la surface noire brillante de mon ordinateur.
Poussée par le même élan salvateur, j'ai réuni toutes les paperasses éparpillées en un tas unique, me disant : je leur ferai leur affaire quand j'en aurai besoin, mais pour l'instant, inutile qu'elles viennent me rappeler à l'ordre visuellement dès que je m'installe sur mon canapé. C'est un tout petit pas, mais pour moi qui vis sur de longues habitudes de saturation, c'est un changement de perspective radical.
Aussi ai-je été enchantée de lire sur mon cher Zen Habits un article de Jeffrey Tang sur ce qu'il appelle la "Clean slate method" : ou comment parvenir à se désencombrer en mettant toutes ses affaires de côté, puis en les réintégrant au fur et à mesure dans son quotidien, plutôt que de procéder par la méthode plus classique de trier les objets un par un. Selon lui, cette méthode peut également être utilisée pour faire un sort aux dizaines e-mails que l'on reçoit en pluie tous les jours : on choisit d'archiver automatiquement tous les messages que l'on reçoit, et l'on prévient nos interlocuteurs les plus importants qu'en cas d'urgence, mieux vaut nous appeler.

Pour ma part, je ne me sens pas encore prête à passer l'éponge sur l'ardoise dans tous les domaines. Pour les e-mails, mon premier pas a été de passer sur Thunderbird et de classer automatiquement dans des dossiers ad hoc toutes les newsletters, alertes automatiques etc… des sites auxquels j'avais commis l'erreur fatale de m'abonner. J'ai d'ailleurs essayé quelque chose d'inédit aujourd'hui : m'accorder une heure de sommeil de plus, et consulter ma messagerie en 10 minutes montre en main le matin, au lieu d'y passer une grosse heure le soir. Reste à voir combien de temps je peux tenir avec un petit quart d'heure de mise au parfum, avant d'être submergée par l'impression d'avoir tout laissé en plan. Tout de même, ça paraît plus sain. P
our dégager de l'espace, je tente de faire d'une pierre deux coups en combinant désencombrement et moments sociaux : organiser des séances de vide-dressing (la prochaine est le 19 Juillet, si ça vous intéresse laissez un commentaire et je vous enverrai les détails pratiques), troquer des colliers que je fabrique contre des déjeuners au restaurant… Cela veut aussi dire : ne pas laisser entrer de nouveaux objets chez moi, ou d'engagements superflus dans mon emploi du temps déjà étranglé. Une bonne occasion d'apprécier plus en profondeur ce que l'on a déjà. Si vous avez de bonnes idées ou méthodes, je prends.

9 juillet 2010

Joies du jeudi #36

* Manger un gros faux-filet au Bar à Thym.

* Me faire une orgie de vintage dans une boutique temporaire rue des Dames. Y dénicher des boucles d'oreilles et le premier album de Toto.

* Arpenter Paris à toute blinde.

* Retenir la nuit. Faire confiance à l'événement.

* Jouer à la fille.

* Assister aux excellentes représentations de ma non moins excellente Compagnie de théâtre - mention spéciale pour une création de Matthieu Noël, dans une mise en scène d'Olivier Arnaud-Fréaud : Retour rapide de l'être aimé.

* Me sentir à ma place. Me dire que peut-être, je peux emporter ma place avec moi, et la trouver à chaque détour du chemin.

* Pleurer devant l'Illusionniste.

* Écouter Cocorosie, les White Stripes et Jefferson Airplane.

* Vivre un après-midi d'une girlytude absolue : manger des cupcakes de chez Chloé's et troquer des vêtements dans l'appartement-bonbonnière de dame Olivia.

* Avoir furieusement envie de faire de la danse orientale.

* Découvrir que des amis ont emménagé dans l'appartement de mes rêves (donc : il existe).

* Prendre tout plein de bonnes résolutions et me dire qu'il sera drôle et intellectuellement stimulant de les tenir.

7 juillet 2010

Ce que l'on appelle le coeur

J'ai appris aujourd'hui qu'il y a une certaine présence au monde, un certain regard curieux/bienveillant/gourmand sur la beauté brute de l'instant qui donne à mon visage l'aura de celui d'une femme amoureuse.
Il y a ces moments, où de simplement lâcher les brides du jugement, je sens en moi enfler une plus grande puissance.
Il y a une sensation physique à cela, derrière le plexus solaire, vers ce que l'on appelle le cœur.
Peut-être est-ce ce que les croyants appellent la Grâce.

Et je repense aux minutes du procès de Jeanne d'Arc, reprises telles quelles par Robert Bresson dans son film :
"- Êtes-vous dans la Grâce de Dieu ?
- Si j'y suis, que Dieu m'y garde. Si je n'y suis, que Dieu m'y mette."

6 juillet 2010

Corny yet inspiring

" Do your lips up sticky, sparkly & sweet. Then blow kisses.

Say thank you.
Allow other people to inspire you.

Share your bliss.

Smile — even if you’re shy, even if you have bad teeth, even if it scares you.

Hold someone’s hand.

Be honest.

Volunteer your time.

Love yourself.

Do your best.

Learn how to balance having respect for other people’s decisions & being true to yourself. Tell people how much you like them.

Send unexpected gifts.
Talk to strangers.

Do favours.

Let go.

Be generous.

Eat whatever you want without guilt.

Don’t think about other people’s definitions of success, beauty or happiness.

Make your own rules.

Write your own guidebook.

Count your blessings.

Never stop trying to improve.

Be your own superhero.

Aim higher.

Contribute.

Create spaces for other people to enjoy.
Sleep in.

Let other people sleep in, too.

Be compassionate.

Listen.

Give yourself time off.

Be enthusiastic.

Choose happiness.

Create.

Follow your passion.

Connect.

Compliment people.

Spend time with people who make you feel good about yourself.

Surprise yourself.

Appreciate the people who support you.

Take photos; document everything.

Have a plan.

Know your patterns.

Be in the present.

Laugh.

Get close.

Move through your fear.

Challenge yourself.

Keep it simple.

Turn up the music.

Realise your own freedom.

Relax.

Flirt.

Dress up in some small way every day. Even if it’s just a good pair of knickers or a coat of death-defying mascara.

Be different.

Be genuine.

Allow yourself to change & evolve.

Dream big.

Believe that you can manifest anything.

Take responsibility.

Treat everyone the same way — from your lover to your mother to your postman.

Appreciate your past for having made you the person you are.

Talk about how you feel.

Dance.

Sing.

Let go of guilt.

Treat your lovers with respect.

Admit your flaws. ...& come up with a plan to remedy them.

Surprise people.

Set yourself a really huge goal.

Then achieve it & set another one.

Kiss.

A lot.

Remember that trouble doesn’t last.

Be still.

Look at the stars.

Be as ridiculous as you like.

Trust that you are loved.

Stay curious.

Charm people.

Give real hugs.

Bat your eyelashes.

Forget yourself.

Reach out.

Flatter people.

Get drunk on life.

Release your expectations of other people.

Allow them to be who they are, & appreciate them regardless.

Stretch.

Listen to your instincts.

Make eye contact.

Keep your word.

Talk about real things.

Discover yourself.

Speak up.

Let life excite you & lead you astray.

Delight in every day.

Don’t be afraid.

Just love. "

= 100 Ways To Be A Love Letter To The Universe by my flashy-haired role model Gala Darling

4 juillet 2010

Pense-bête

Oublier que l'on cherche ou croit chercher, que l'on attend ou croit attendre le hasard heureux, la révélation, la bonne fortune -

tirer la langue à la tristesse qui pointe, au découragement, à l'angoisse du temps qui passe, de la jeunesse qui en partant laisse une ombre sous mes yeux -

être offerte à l'instant sans perdre mon quant-à-moi, sans faire de tout coin de rue mon centre -

écouter les mots donnés, en bienveillance et sincérité, sans arrière-pensée -

savoir que la musique, le café et le jus de pamplemousse restent les gardiens de ma joie -

jouir de l'été doré et de ses soirées infinies, sans me prendre à son miroir aux alouettes, ni croire que je suis censée en faire quelque chose -

respecter le sommeil, la faim et l'argent gagné -

être plus maline que la ville maligne -

chanter et danser le plus souvent possible -

ne pas prêter l'oreille aux mauvais murmures

1 juillet 2010

Sur ce que l'on surimprime

A farmer had only one horse. One day, his horse ran away.

All the neighbors came by saying, “I’m so sorry. This is such bad news. You must be so upset.” The man just said, “We’ll see.”

A few days later, his horse came back with twenty wild horses. The man and his son corraled all 21 horses.

All the neighbors came by saying, “Congratulations! This is such good news. You must be so happy!” The man just said, “We’ll see.”

One of the wild horses kicked the man’s only son, breaking both his legs.

All the neighbors came by saying, “I’m so sorry. This is such bad news. You must be so upset.” The man just said, “We’ll see.”

The country went to war, and every able-bodied young man was drafted to fight. The war was terrible and killed every young man, but the farmer’s son was spared, since his broken legs prevented him from being drafted.

All the neighbors came by saying, “Congratulations! This is such good news. You must be so happy!” The man just said, “We’ll see.”

- via Derek Sivers